« L'activité économique devrait être affectée par une demande intérieure plus faible, freinée par la flambée des prix de l'énergie et une incertitude géopolitique accrue », a déclaré la Banque d'Italie, prévoyant un bond de l'inflation cette année par rapport à ses estimations antérieures.
Ces projections s'inscrivent dans le cadre d'un exercice coordonné des banques centrales de la zone euro, destiné à alimenter les prévisions de la Banque centrale européenne (BCE) publiées cette semaine.
Le produit intérieur brut (PIB) de la troisième économie de la zone euro a progressé de 0,3 % au premier trimestre par rapport aux trois mois précédents, a rapporté le mois dernier l'institut national de la statistique (ISTAT), révisant à la hausse une estimation initiale.
La Banque d'Italie a précisé que le PIB trimestriel resterait probablement stagnant sur le reste de l'année, « avant de renouer progressivement avec la croissance début 2027 ».
La légère révision à la baisse des prévisions pour 2027 s'explique « principalement par l'impact de la hausse des prix des matières premières sur la consommation ».
En avril, le gouvernement italien tablait sur une croissance du PIB de 0,6 % pour cette année comme pour la suivante.
La Banque d'Italie prévoit un taux de croissance du PIB de 0,7 % pour 2028, ce qui marquerait une sixième année consécutive de croissance inférieure à 1 % pour une économie italienne structurellement atone.
Le taux d'inflation moyen harmonisé selon les normes de l'Union européenne (IPCH) devrait s'établir à 3,1 % cette année, selon le rapport, en forte hausse par rapport aux 2,6 % prévus en avril.
L'inflation devrait ralentir à 2,0 % l'année prochaine, estime la banque centrale, contre une projection précédente de 1,8 %.





















