À Piazza Affari, les indices évoluent en nette hausse et inscrivent de nouveaux records historiques, portés par l'espoir d'une désescalade entre l'Iran et les États-Unis après les déclarations de Donald Trump, selon lesquelles un accord pourrait être conclu d'ici la fin de la semaine.

Toutefois, Téhéran a précisé qu'aucune décision définitive n'avait encore été prise.

L'optimisme gagne également le reste de l'Europe, tandis que les contrats à terme sur les indices américains font preuve de stabilité après le rallye de la veille à Wall Street.

Le secteur bancaire reste le principal moteur de la place milanaise, soutenu par les mouvements de consolidation en cours et, plus particulièrement, par la décision de la Banque centrale européenne (BCE) de porter le taux de facilité de dépôt à 2,25 %, marquant sa première intervention restrictive en près de trois ans. La perspective d'un nouveau relèvement des taux directeurs de la BCE en juillet demeure ouverte, bien qu'elle soit loin d'être acquise.

Les attentes d'une détente au Moyen-Orient entraînent un repli des cours du Brent, qui se stabilisent sous la barre des 90 dollars le baril.

À 12h50, le FTSE MIB progresse de 1,90 %. En séance, l'indice des principales valeurs de Piazza Affari a atteint un nouveau sommet historique à 51 645 points. Les volumes échangés s'élèvent à 2,2 milliards d'euros.

Les valeurs du jour :

** L'indice bancaire grimpe de 3,6 %, porté par les poids lourds INTESA SANPAOLO et UNICREDIT, en hausse respective de 3,6 % et 4 %. Parmi les meilleures performances, BANCA MPS progresse de 3,8 %, au plus haut depuis juillet 2022, tandis que sa filiale MEDIOBANCA s'adjuge 4 % pour atteindre de nouveaux records historiques. Au-delà des rumeurs de fusion-acquisition, un trader souligne que les banques sont très sensibles à la politique monétaire de la BCE en raison de son impact direct sur la marge nette d'intérêt.

** STELLANTIS affiche une forte progression de 6 %, s'inscrivant dans le sillage du secteur automobile européen, alors que les investisseurs reviennent sur les valeurs cycliques, sensibles à la conjoncture économique.

** Le repli des cours des matières premières pèse sur le secteur pétrolier : ENI recule de 3,6 %, tandis que les parapétrolières SAIPEM et TENARIS perdent entre 1 % et 2 %.

** Le compartiment des cimentiers est activement recherché, rebondissant sur l'espoir d'une fin des conflits et des perspectives de reconstruction post-guerre qui en découleraient. CEMENTIR bondit de 9,2 %, BUZZI de plus de 6 % et WEBUILD de 5,3 %.

** Hors indice principal, le titre JUVENTUS reste bien orienté avec une hausse de 2,9 %. À l'inverse, la LAZIO cède 0,3 % dans un marché volatil, après le démenti du club romain concernant une éventuelle cession de la société contrôlée par Claudio Lotito.

** Enfin, THE ITALIAN SEA GROUP abandonne 5,4 % après s'être envolé de plus de 14 % la veille sur des rumeurs d'intérêt de la part de FERRETTI. Ce dernier, qui progresse de 2,2 %, a démenti toute « négociation en cours ». Selon Equita, « l'intérêt de Ferretti pour les chantiers navals d'Italian Sea Group serait davantage motivé par des besoins de capacité de production que par la volonté de développer l'activité de rénovation (refitting), actuellement marginale pour le groupe ».

(Giancarlo Navach, édité par Gianluca Semeraro)