La Bourse de Milan, peu animée, évolue juste au-dessus de l'équilibre au sein de marchés globalement stables. Les investisseurs consolident leurs récents sommets tout en attendant des précisions sur l'accord de paix entre les États-Unis et l'Iran.
L'attention reste toutefois focalisée sur la première réunion de la Réserve fédérale (Fed) présidée par son nouveau président, Kevin Warsh.
Aucun changement de taux directeur n'est attendu, mais ce rendez-vous sera crucial pour décrypter l'orientation de la politique monétaire américaine sous cette nouvelle présidence. Les nouvelles projections trimestrielles sont également attendues, avec une inflation qui pourrait être revue à la hausse.
Alors que les contrats à terme sur les indices de Wall Street signalent une ouverture modérément positive, le FTSE MIB progresse de 0,14 % à 13h15. Le volume d'échanges à Milan s'élève à environ 1,6 milliard d'euros.
Valeurs à suivre :
** Aujourd'hui encore, le secteur bancaire soutient l'indice milanais, bien que de manière hétérogène. Parmi les meilleures performances, UNICREDIT grimpe de 1,7 % après avoir atteint 42,4 % du capital de Commerzbank à la clôture de son offre publique d'échange (OPE) hier, laquelle sera suivie d'une période de réouverture de deux semaines.
** BANCO BPM est également très tonique (+1,8 %), signant sa huitième séance consécutive de hausse après son projet de fusion avec Monte dei Paschi di Siena (MPS) (-0,11 %). Cette opération semble toutefois compromise après l'entrée en lice d'INTESA SANPAOLO (+0,2 %), qui a lancé une offre de 30,6 milliards d'euros sur la banque de Sienne avec la participation d'UNIPOL (+0,4 %). En attendant d'éventuels nouveaux développements, l'établissement dirigé par Giuseppe Castagna fait l'objet de rumeurs de presse concernant une possible opération sur BFF, dont le titre bondit de 9 %.
** Dans les autres secteurs, STELLANTIS recule de 1,9 %, pénalisé par un secteur automobile européen affecté par l'avertissement sur résultats (profit warning) lancé par BMW, dont l'action chute de 6,6 % à la Bourse de Francfort.
** Selon les analystes de Banca Akros, la révision à la baisse des objectifs 2026 du constructeur allemand — principalement due à la faiblesse du marché chinois et à l'impact du contexte géopolitique sur les coûts et la demande — n'a qu'un effet marginalement négatif pour Stellantis, dont l'exposition à la Chine et à la zone Asie-Pacifique ne représente que 1 % des ventes. « Toutefois, les impacts négatifs au Moyen-Orient et la dégradation du moral des consommateurs pourraient freiner le redressement de la rentabilité de Stellantis », ajoute l'intermédiaire financier.
** Évolution contrastée pour les valeurs pétrolières, alors que les cours du brut se stabilisent sur leurs plus bas de trois mois. SAIPEM progresse de 2,3 % tandis qu'ENI cède 0,6 %.
** Enfin, on note le repli de 2,6 % de DIASORIN après que Deutsche Bank a abaissé sa recommandation à « vendre ». La banque allemande pointe des risques de révision à la baisse de la guidance 2026 et juge les objectifs de croissance à moyen terme excessivement optimistes.
(Andrea Mandalà, édité par Antonella Cinelli)


















