Les indices de la place milanaise évoluent peu en début de séance à Piazza Affari, au sein d'une journée qui s'annonce attentiste, marquée par l'impasse persistante des négociations de paix au Proche-Orient.

Le Hezbollah a rejeté la nouvelle proposition de cessez-le-feu pour le Liban, tandis qu'Israël a déclaré qu'il ne retirerait pas ses troupes du pays, marquant un coup d'arrêt manifeste pour les négociations visant à mettre fin au conflit entre les Etats-Unis et l'Iran.

Sur le front macroéconomique, l'après-midi sera rythmé par la publication des chiffres de l'emploi américain, l'un des principaux indicateurs surveillés par la Fed pour ajuster le loyer de l'argent. Selon le consensus, les chiffres devraient faire ressortir un taux de chômage stable à 4,3% en mai et un ralentissement des créations d'emplois à 85.000 unités, après la hausse supérieure aux attentes enregistrée en avril.

Une donnée plus élevée que prévu ne manquerait pas d'avoir des répercussions sur les marchés, en réduisant les probabilités d'un relèvement des taux par la Fed.

Vers 9h35, l'indice Ftse Mib cède une fraction de 0,10%.

Le secteur bancaire s'affiche en repli, UNICREDIT et INTESA s'inscrivant en légère baisse. POSTE ITALIANE recule pour sa part de 1,15%.

DIASORIN reflue également de 1,8% après son envolée de la veille, alimentée par des rumeurs de marché faisant état d'un intérêt pour le spécialiste du diagnostic, selon des informations rapportées par le site Betaville.

Dans le secteur de l'énergie, particulièrement recherché aujourd'hui, ERG se distingue avec un bond de 5,85% après que le courtier Kepler Cheuvreux a relevé sa recommandation de 'conserver' à 'acheter', portant son objectif de cours de 24 à 27 euros.

L'essoufflement de l'euphorie liée à l'IA sur les autres places boursières, consécutif aux résultats de Broadcom inférieurs aux attentes, favorise les prises de bénéfices sur STM qui abandonne plus de 3% après avoir récemment touché des sommets inédits depuis 2000. PRYSMIAN s'inscrit également en baisse de 1,4%.

Enfin, CAREL INDUSTRIES perd 3,14% après qu'Exane Paribas a abaissé sa recommandation sur le titre de 'surperformer' à 'neutre', tout en relevant son objectif de cours à 34 euros.

(Giancarlo Navach, version française par [Nom du Traducteur], édité par Claudia Cristoferi)