Piazza Affari confirme sa tendance positive de début de séance, soutenue par les valeurs bancaires et de la défense, dans un climat d'optimisme généralisé lié à l'accord entre les États-Unis et l'Iran qui devrait être signé vendredi.

L'anticipation d'une réouverture du détroit d'Ormuz pèse sur les cours du pétrole, ce qui atténue d'un côté les craintes inflationnistes mais pèse de l'autre sur les valorisations boursières des titres énergétiques.

Vers 13h00, l'indice FTSE Mib progresse de 1,2 % avec des volumes d'échanges d'environ 1,8 milliard d'euros.

Parmi les valeurs en vue :

** À l'instar du reste de l'Europe, les banques figurent parmi les titres les plus recherchés grâce à ce regain d'appétit pour le risque. L'indice sectoriel italien grimpe de 2,6 %, porté par la hausse de 4 % d'UNICREDIT, alors que s'achève aujourd'hui l'offre publique d'échange (OPE) sur Commerzbank. Pour la première fois, l'offre présente aujourd'hui une prime, le titre de la banque allemande évoluant sous le prix proposé. Par ailleurs, le parquet de Francfort a ouvert une enquête préliminaire sur l'OPE suite à une plainte déposée par le comité d'entreprise de Commerzbank pour une éventuelle manipulation de marché.

** Des hausses marquées, autour de 2 %, sont également enregistrées par POSTE ITALIANE et INTESA SANPAOLO. BANCO BPM, dont le conseil d'administration se réunit aujourd'hui pour évaluer d'éventuelles contre-mesures à l'offre publique d'achat et d'échange (OPAE) lancée par Intesa Sanpaolo sur MPS, progresse de 1,5 %.

** Les valeurs de la défense sont dynamiques, suivant la tendance européenne. LEONARDO (+1 %), FINCANTIERI (+1,4 %) et surtout AVIO (défense et espace) (+4 %), qui rebondit après son repli de la veille, s'inscrivent en hausse.

** Le secteur automobile fait l'objet de quelques prises de bénéfices après son rallye de la veille. Les valeurs énergétiques continuent de reculer dans le sillage du brut : SAIPEM cède près de 2 %.

** STMICROELECTRONICS (STM) est orienté à la baisse (-2,5 %) après avoir annoncé ce matin le lancement d'une émission d'obligations convertibles de 1,5 milliard de dollars en deux tranches, parallèlement au remboursement anticipé d'une autre ligne. Equita note que l'effet dilutif sur le bénéfice par action (BPA) semble très limité, environ 1 % dans le scénario le plus défavorable. Toutefois, les investisseurs se montrent dernièrement très vigilants quant au recours au marché de la dette par les entreprises technologiques pour financer l'intelligence artificielle (IA). Le géant américain Nvidia a également annoncé cette nuit un plan d'émissions obligataires visant à lever 25 milliards de dollars.

(Claudia Cristoferi, édité par Francesca Piscioneri)