Piazza Affari a ouvert sur une note plus ferme que les autres places européennes, soutenue par le secteur bancaire et les valeurs de la défense, malgré la faiblesse des titres énergétiques.

L'appétit pour le risque se maintient sur les marchés dans l'attente de la signature de l'accord entre les États-Unis et l'Iran ce vendredi. Les investisseurs guettent les détails de cet accord, en particulier son impact sur la réouverture du détroit d'Ormuz, un facteur déterminant pour les cours du pétrole et les anticipations d'inflation.

Parallèlement, les contrats à terme sur le brut poursuivent leur repli, le Brent s'échangeant autour de 82 dollars le baril.

Vers 10h00, l'indice FTSE Mib progressait de 0,9 %, tandis que l'indice sectoriel bancaire s'adjugeait 1,9 %.

UNICREDIT se distingue avec une hausse d'environ 3 % en ce dernier jour de la période d'adhésion à l'offre publique d'échange (OPE) sur Commerzbank. INTESA SANPAOLO gagne 1,4 % et BANCO BPM 1,2 % ; cette dernière réunit son conseil d'administration aujourd'hui pour discuter d'éventuelles contre-mesures face à l'offre publique d'achat et d'échange (OPAE) lancée par la banque turinoise sur MPS (+1,2 %).

Les valeurs de la défense sont également bien orientées, à l'image de LEONARDO (+1,4 %) et FINCANTIERI (+1,5 %).

Dans le secteur pétrolier et gazier, SAIPEM cède 1,2 %. Du côté de la technologie, STMICROELECTRONICS (STM) accuse la plus forte baisse du FTSE Mib avec un recul de 2,7 %. Le groupe a annoncé ce matin le lancement d'une émission d'obligations convertibles de 1,5 milliard de dollars en deux tranches, ainsi que le remboursement anticipé de ses obligations convertibles échéant en 2027. Selon Equita, cette nouvelle émission n'aurait qu'un impact dilutif très limité sur le bénéfice par action (BPA), estimé à environ 1 % par rapport au BPA actuel dans le scénario le plus défavorable.

(Andrea Mandalà, édité par Antonella Cinelli)