Le vote, acquis par 214 voix contre 212 selon une ligne de fracture partisane, transmet cette législation à la Maison Blanche pour signature. Le représentant Kevin Kiley, un ancien républicain récemment devenu indépendant, s'est joint aux démocrates pour s'opposer à la mesure.
Le Sénat, également à majorité républicaine, avait adopté le même texte en fin de semaine dernière au terme d'une session de vote marathon. Les républicains ont eu recours à une procédure accélérée dite de 'réconciliation', leur permettant de contourner l'opposition des démocrates au Sénat.
Les divergences politiques entre républicains et démocrates sur la réforme des services d'immigration avaient entraîné un 'shutdown' partiel de 76 jours du Département de la Sécurité intérieure (DHS) plus tôt cette année. Cette paralysie budgétaire avait pris fin en grande partie en avril, après que Trump a signé un projet de loi bipartisan finançant les agences du DHS non impliquées dans la répression migratoire jusqu'au 30 septembre, date de la clôture de l'exercice budgétaire.
Trump a répétément entravé les efforts des républicains pour faire voter la législation au Sénat en exigeant un milliard de dollars pour la sécurité de la salle de bal de la Maison Blanche et un fonds 'anti-instrumentalisation' de 1,8 milliard de dollars, destiné à indemniser ses alliés politiques s'estimant victimes de mauvais traitements de la part du gouvernement.
Le financement de la salle de bal a été retiré du texte, et les républicains ont rejeté les amendements visant à restreindre le fonds anti-instrumentalisation, dont l'administration a déclaré qu'il ne serait finalement pas mis en oeuvre.
Les démocrates se sont farouchement opposés au financement des services d'immigration après la mort de deux Américains, tués par des agents de l'immigration en janvier. Ils ne sont toutefois pas parvenus à un accord avec la Maison Blanche sur un ensemble de réformes.






















