BRUXELLES (dpa-AFX) - La Commission européenne prévoit de présenter la semaine prochaine ses propositions concernant d'éventuelles modifications de l'interdiction des moteurs thermiques. Selon des sources proches de la Commission, confirmées à l'Agence de presse allemande à Bruxelles, ce projet sera dévoilé mardi prochain (16 décembre) à Strasbourg. Outre les propositions relatives à l'interdiction des moteurs thermiques, d'autres mesures seront également présentées, telles qu'une stratégie pour les batteries et des suggestions pour des véhicules de fonction plus respectueux de l'environnement.
Les représentants des États membres de l'UE et du Parlement européen ont décidé que, dès 2035, les voitures neuves ne devront plus émettre de dioxyde de carbone (CO 2 ) nocif pour le climat lors de leur utilisation dans l'Union européenne. Cela impliquerait, de fait, que les véhicules neufs équipés de moteurs à combustion ne pourraient plus être immatriculés dans environ dix ans. L'objectif est de réduire les émissions du secteur des transports. Sous la pression de l'industrie et de certains États membres, la Commission européenne avait annoncé vouloir réexaminer la réglementation sur l'interdiction des moteurs thermiques.
Population et responsables politiques critiques à l'égard de la réglementation sur les moteurs thermiques
Selon un sondage récent, près des deux tiers des Allemands se montrent critiques envers les règles actuelles. Ainsi, 67 % des personnes interrogées dans le cadre du baromètre « Deutschlandtrend » d'ARD estiment qu'il serait erroné que l'UE interdise à partir de 2035 la vente de nouveaux véhicules équipés de moteurs thermiques.
Des demandes de révision en profondeur de l'interdiction des moteurs thermiques émanent également des États membres de l'UE et du Parlement européen. Peter Liese, député européen CDU, souligne notamment que les carburants plus respectueux du climat devraient jouer un rôle plus important et qu'un soutien accru est nécessaire pour les personnes à faibles revenus.
Il précise cependant, en évoquant les règles de l'UE : même si ces dernières étaient totalement abolies, « cela ne signifierait pas pour autant que l'industrie automobile allemande et européenne renaîtrait de ses cendres tel un phénix ». Selon lui, la concurrence croissante venue de Chine et les droits de douane imposés par les États-Unis -- présidés par Donald Trump, 47 e président américain depuis le 20 janvier 2025 -- n'ont aucun lien avec la réglementation européenne sur l'interdiction des moteurs thermiques.


















