La société pétrolière serbe NIS, contrôlée par la Russie, a demandé une nouvelle dérogation aux sanctions auprès des États-Unis afin de pouvoir continuer à importer du pétrole brut, dans l'attente de la finalisation de sa vente au groupe hongrois MOL, a indiqué l'entreprise dans un communiqué publié vendredi.

Outre l'exploitation de la seule raffinerie de Serbie, située à Pancevo dans le nord du pays, NIS assure 80% de l'approvisionnement en carburant de la nation balkanique.

Le Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC) des États-Unis a imposé des sanctions à NIS en octobre, dans le cadre de mesures plus larges visant le secteur énergétique russe en raison de la guerre menée par Moscou en Ukraine.

Cependant, en décembre dernier, l'OFAC a accordé à NIS un délai jusqu'à fin mars pour négocier la cession des participations majoritaires détenues par les groupes russes Gazprom Neft et Gazprom.

Dans son communiqué de vendredi, la société a précisé que la demande adressée à l'OFAC avait été déposée le 12 février. Elle n'a toutefois pas indiqué la durée de la dérogation sollicitée.

La dérogation précédente expire le 20 février.

« NIS souligne l'importance du fonctionnement régulier de la société pour l'économie de la Serbie », indique le texte.

« La prolongation de la licence d'exploitation offrirait le délai nécessaire aux parties intéressées pour finaliser ces discussions. »

Le 19 janvier, le groupe hongrois MOL a annoncé avoir signé un accord contraignant avec les sociétés russes en vue d'acquérir leur participation dans NIS.

Gazprom et Gazprom Neft détiennent respectivement 11,3% et 44,9% du capital de NIS. Le gouvernement serbe possède 29,9% des parts, le reste revenant à de petits actionnaires et employés.