La confiance des entreprises sud-africaines a progressé de 3 points au premier trimestre, portée par un gouvernement stable, un environnement de taux d'intérêt favorable et des vents porteurs sur le taux de change, selon une enquête publiée mercredi, tout en avertissant que le conflit au Moyen-Orient pourrait représenter un risque. 

La confiance des entreprises s'établit à 47 points sur le trimestre, soit le meilleur niveau enregistré depuis 2015, hors rétablissement post-COVID, indique l'enquête réalisée par la Rand Merchant Bank et compilée par le Bureau of Economic Research.

« Les évolutions géopolitiques, largement hors du contrôle de l'Afrique du Sud... restent une préoccupation majeure pour de nombreuses entreprises », a déclaré Isaah Mhlanga, chef économiste chez RMB.

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a relayé ces inquiétudes mercredi, avertissant que le conflit au Moyen-Orient mettait déjà sous pression les chaînes d'approvisionnement du continent africain et provoquait une hausse des prix de l'énergie.

Malgré cette menace, l'enquête fait état d'un sentiment favorable envers le gouvernement après le discours prononcé par Ramaphosa dès début février, qui abordait les principales crises intérieures pesant sur l'économie, telles que la pénurie d'eau, la criminalité étendue et le chômage. 

« Une amélioration durable de la confiance dépendra en fin de compte d'une demande plus forte, de la crédibilité persistante de la politique et des avancées en matière de réformes structurelles. Pour l'instant, le sentiment s'améliore, mais le véritable test pour 2026 sera de traduire cela en une croissance durable », a ajouté Mhlanga.  

La vigueur du rand sud-africain face au dollar américain ainsi que la stabilité des taux d'intérêt ont également permis de soutenir l'économie sud-africaine au cours du trimestre, selon l'enquête.