Vivendi a perdu mercredi sa bataille contre les autorités européennes de la concurrence, le Tribunal de l'Union européenne ayant confirmé leur pouvoir d'exiger des informations relatives à l'acquisition de Lagardère par le groupe de médias français en 2023.

Vivendi avait contesté les prérogatives de la Commission européenne en matière de demande de documents, arguant que ces requêtes pourraient exposer les sources des journalistes et porter atteinte au respect de la vie privée ainsi qu'aux règles de protection des sources.

'Aucun des moyens invoqués par la requérante n'est fondé, le recours doit être rejeté dans son intégralité', a déclaré le Tribunal basé à Luxembourg.

Vivendi n'a pas répondu immédiatement à une demande de commentaire.

La société s'est retrouvée dans le collimateur du régulateur européen après avoir finalisé l'opération Lagardère avant d'avoir obtenu le feu vert des autorités de la concurrence.

La Commission, qui fait office de gendarme de la concurrence au sein de l'UE, doit encore rendre sa décision finale dans ce dossier. Vivendi s'expose à une amende pouvant atteindre 10% de son chiffre d'affaires annuel mondial s'il est reconnu coupable de violation des règles européennes sur les concentrations, notamment en matière de 'gun-jumping' (réalisation anticipée d'une fusion).

L'exécutif européen a infligé ces dernières années de lourdes amendes à titre de dissuasion aux entreprises ayant enfreint la réglementation sur les fusions.

L'affaire est référencée sous le numéro T-1097/23 Vivendi contre Commission.