Une nouvelle audience sur cette décision se tiendra le 5 juin, indique le document judiciaire consulté par Reuters, l'audience initiale s'étant déroulée en l'absence des avocats de la défense.
Jusqu'à cette date, ou plus tôt si le Soudan du Sud solde ses dettes, le pays 'ne doit accepter aucun nouveau prépaiement ni conclure d'accord ayant l'effet d'un prépaiement avec un tiers concernant toute cargaison de brut Dar Blend ou Nile Blend', précise l'ordonnance assortie d'une clause pénale.
Le jugement ajoute que toute autre personne ayant connaissance de l'ordonnance et qui agirait de manière à permettre aux défendeurs d'en enfreindre les termes pourrait également être poursuivie pour outrage au tribunal et s'exposerait à une peine d'emprisonnement, une amende ou une saisie d'actifs.
L'affaire contre le Soudan du Sud illustre les risques que prennent les négociants en matières premières lorsqu'ils concluent des accords de préfinancement pour garantir l'enlèvement de pétrole.
Le sous-secrétaire du ministère du Pétrole du Soudan du Sud, Santino Ayuel Longar, et le porte-parole du gouvernement, Ateny Wek Ateny, n'ont pas répondu immédiatement aux demandes de commentaires de Reuters.
BB ENERGY AVAIT LAISSÉ EXPIRER UNE PREMIÈRE INJONCTION En novembre dernier, BB Energy avait laissé expirer une injonction judiciaire sur une cargaison spécifique de pétrole sud-soudanais après avoir conclu un accord à l'amiable avec le ministère du Pétrole. BB Energy a chargé une première cargaison en février dernier au titre du contrat de prépaiement de 2025, mais la société affirme n'avoir reçu aucun pétrole à charger depuis lors.
'Cette ordonnance du tribunal est une étape positive et importante car elle devrait permettre de garantir que davantage de cargaisons de brut restent disponibles pour que la République du Soudan du Sud honore ses engagements envers BB Energy, au lieu d'être allouées dans le cadre de nouveaux accords de prépaiement avec des tiers', a déclaré un porte-parole de BB Energy.




















