Selon l'OMS, au moins 500 cas suspects et 130 décès présumés dus à Ebola ont été recensés, le virus s'étant également propagé à l'Ouganda voisin.
'Nous avons envoyé 12 tonnes de matériel. Six tonnes supplémentaires arrivent aujourd'hui. Celles-ci comprennent des équipements de protection individuelle pour les agents de santé de première ligne ainsi que des prélèvements', a précisé Anne Ancia, représentante de l'OMS au Congo.
Mme Ancia a fait part d'une 'grande incertitude' quant à l'étendue et à l'ampleur de l'épidémie de la souche Bundibugyo d'Ebola, précisant que des efforts sont en cours pour renforcer la surveillance, le dépistage et le traçage des cas contacts.
Elle a souligné que les tests pour la souche Bundibugyo étaient limités, avec seulement six analyses possibles par heure. L'épidémie a mis des semaines à être détectée, a-t-elle expliqué, en partie parce que les tests utilisés dans la zone infectée étaient conçus pour la souche Zaïre, plus répandue.
'La capacité de surveillance et d'investigation est très limitée dans cette région en général', a-t-elle ajouté.
BioFire Defense, filiale de la société de diagnostic française bioMérieux, produit un test homologué par la FDA -- le BioFire Global Fever Special Pathogens Panel -- capable de détecter plusieurs espèces d'Ebola, dont la souche Bundibugyo.
Un porte-parole de l'entreprise a déclaré que celle-ci augmentait sa capacité de production pour soutenir les efforts de préparation.
'BioFire Defense collabore activement avec les acteurs de la santé publique et des contacts internationaux pour suivre l'évolution de l'épidémie et évaluer les besoins potentiels de soutien', a déclaré le porte-parole.
Le manque de financement, a souligné Mme Ancia, a un impact considérable sur la capacité de l'OMS à combattre Ebola.
Les États-Unis ont officiellement quitté l'OMS en janvier et, sous la présidence de Donald Trump, ont drastiquement réduit les dépenses de santé mondiale. Toutefois, la coopération avec les États-Unis pour lutter contre l'épidémie fonctionne 'très, très bien', a affirmé Mme Ancia.
'Nous comprenons que nous ne puissions pas recevoir de fonds, ce n'est pas grave, mais nous voulons maintenir le dialogue, continuer à échanger des informations et collaborer', a-t-elle déclaré.
Le bureau humanitaire de l'ONU, OCHA, a indiqué n'avoir reçu que 34% des 1,4 milliard de dollars demandés pour son appel en faveur de la République démocratique du Congo cette année, ajoutant que plus de la moitié de ces fonds provenaient de Washington.



















