Les actualités relatives au conflit iranien émanant de la visite du président américain Donald Trump en Chine orienteront les cours du brut, et les effets de contagion influenceront la roupie, selon les cambistes.
La devise indienne devrait ouvrir dans une fourchette de 95,70 à 95,80, d'après les traders, après avoir clôturé à 95,7050 pour un dollar américain mercredi, séance durant laquelle elle a touché un plancher historique de 95,7950.
Le baril de Brent s'est montré globalement stable autour de 106 dollars, les investisseurs restant dans l'attente d'une rencontre entre Donald Trump et le président chinois Xi Jinping, avec la guerre en Iran au centre des préoccupations.
Bien que Donald Trump ait déclaré qu'il pourrait ne pas avoir besoin de l'aide de la Chine pour résoudre ce conflit qui dure depuis onze semaines, il devrait solliciter le soutien de Xi Jinping.
La question clé est de savoir si cette rencontre permettra d'aboutir à des avancées sur le dossier iranien, souligne ING dans une note.
Certains espèrent que la Chine pourra exercer une pression sur Téhéran afin de conclure un accord avec les États-Unis et permettre la reprise des flux énergétiques par le détroit d'Ormuz, ajoute la banque.
Tout apaisement sur le front pétrolier résultant de cette entrevue soutiendrait la roupie, qui subit une tension croissante due à la cherté persistante du brut. Cette pression est manifeste dans l'appel du Premier ministre à limiter les voyages non essentiels et les importations d'or afin de préserver les réserves de change.
L'Inde a relevé les droits de douane sur les métaux précieux pour contenir le déficit commercial, lequel pourrait se creuser davantage sous l'effet de la hausse des importations de pétrole et entraîner une expansion significative du déficit des paiements courants.
Nomura indique dans une note que d'autres mesures de politique économique sont probables dans les semaines et mois à venir, notamment des dispositions visant à décourager les importations de produits électroniques, un durcissement des règles du régime libéralisé de transferts de fonds - qui autorise les résidents à sortir jusqu'à 250 000 dollars par an - ainsi que l'idée d'une émission d'obligations destinées à la diaspora.



















