Depuis un certain temps, T-Mobile affiche une croissance nettement plus rapide que les autres pôles d'activité de Telekom. Au premier trimestre, l'opérateur mobile américain a enregistré des hausses à deux chiffres, en pourcentage, de son chiffre d'affaires et de son résultat opérationnel. Sur la même période, Telekom a vu ses revenus globaux progresser de 4,7 % pour atteindre 29,9 milliards d'euros, tandis que son résultat d'exploitation ajusté a grimpé de 7,5 % à 11,5 milliards d'euros. Pour 2026, le groupe vise désormais un résultat de 47,5 milliards d'euros, contre 47,4 milliards précédemment. L'action Telekom progressait d'environ 1 % lors des échanges avant-Bourse sur la plateforme Lang & Schwarz.
'Ces chiffres confirment la puissance opérationnelle de Deutsche Telekom', a commenté Marcel Tietjen, expert en technologie au sein du cabinet de conseil BearingPoint. 'Toutefois, l'enjeu principal se situe au-delà du bilan. Telekom est en train de devenir un fournisseur de capacités d'IA souveraines pour l'industrie et l'administration. Le groupe se positionne ainsi sur un segment où l'indépendance géopolitique deviendra à l'avenir aussi cruciale que la bande passante.' Le groupe de Bonn développe ses activités de cloud et a mis en service, en début d'année, un centre de données dédié à l'intelligence artificielle (IA).
SPÉCULATIONS AUTOUR D'UNE FUSION TELEKOM/T-MOBILE
Concernant une éventuelle fusion avec T-Mobile, Telekom ne s'est pas exprimé dans l'immédiat mercredi. Selon des sources proches du dossier, les deux entités pourraient être regroupées au sein d'une nouvelle holding. Avec un volume de transaction d'environ 400 milliards d'euros, il s'agirait de la plus importante fusion au monde entre deux sociétés cotées. En outre, cette opération donnerait naissance au leader mondial du secteur en termes de capitalisation boursière.
Une telle transaction permettrait à Telekom de dégager des marges de man& manoeuvre financières pour de futures acquisitions, estiment les experts. En cas de rachat aux États-Unis, le risque de voir la participation dans T-Mobile (actuellement d'environ 53 %) passer sous le seuil des 50 % serait ainsi écarté. Jusqu'ici, ces réflexions non confirmées ont été accueillies avec une certaine réserve par les investisseurs.
(Rapport de Hakan Ersen, rédigé par Sabine Wollrab. Pour toute question, veuillez contacter notre rédaction à l'adresse berlin.newsroom@thomsonreuters.com (pour la politique et la conjoncture) ou frankfurt.newsroom@thomsonreuters.com (pour les entreprises et les marchés).)


















