La tech américaine se fracture entre logiciels sous pression et semiconducteurs en grâce
Le Nasdaq 100 bat des records, mais la fracture s'aggrave entre des éditeurs de logiciels sanctionnés et des fabricants de puces toujours portés par l'IA.
IBM et ServiceNow ont publié des résultats du premier trimestre globalement supérieurs aux attentes, sans réussir à rassurer. IBM a affiché un chiffre d'affaires trimestriel de 15,9 MdsUSD, en hausse de 9%, avec un revenu logiciel en progression de 11% et un free cash-flow de 2,2 MdsUSD. ServiceNow a de son côté publié 3,77 MdsUSD de revenus au premier trimestre, dont 3,671 MdsUSD d'abonnements, en hausse de 22%, tout en relevant sa prévision annuelle de revenus récurrents. Pourtant, le marché a sanctionné les deux dossiers, IBM ayant chuté de 10,3% jeudi et ServiceNow de près de 15%, et les autres valeurs de l'industrie ont été contaminées, notamment Microsoft, qui a cédé 2,7%, Adobe et CrowdStrike 3% et Intuit 6,2%.
Cette réaction extrêmement négative aux résultats s'explique par le pessimisme grandissant sur les éditeurs de logiciels depuis la sortie des outils de codage et d'automatisation agentique l'hiver dernier. Anthropic présente Claude Code comme un système de codage agentique capable de lire du code, de modifier des fichiers, de lancer des tests et de livrer du code. OpenAI pousse aussi Codex comme un outil capable de gérer plusieurs agents en parallèle sur des tâches longues. Grâce à ces outils, presque n'importe qui peut programmer un logiciel sur mesure, ce qui remet évidemment en question certains avantages concurrentiels historiques des éditeurs de logiciels, en particulier la barrière à l'entrée.
À l'inverse, le développement de ces "agents d'IA" profite directement à l'industrie des semiconducteurs dont la demande est toujours plus importante, comme en témoignent les premiers résultats trimestriels du secteur. La semaine dernière, ASML a relevé sa prévision de chiffre d'affaires 2026 à 36-40 MdsEUR et a expliqué que la demande de puces restait supérieure à l'offre, portée par les investissements dans l'infrastructure IA. Cette semaine, Texas Instruments a publié 4,83 MdsUSD de revenus et un bénéfice net de 1,55 MdUSD, avec une dynamique tirée par l'industriel et surtout les centres de données. Le titre a bondi de 10%, entraînant dans son sillage ON Semiconductor, Microchip, NXP et Analog Devices, tous en hausse de 3,5% à 4,5%. STMicroelectronics a ajouté une nouvelle pierre à cette thèse avec 3,10 MdsUSD de revenus au premier trimestre, un objectif de 3,45 MdsUSD au deuxième, un book-to-bill supérieur à 1, et un discours plus constructif sur la demande, ce qui a propulsé le titre jusqu'à 10% en séance.
Cette dispersion est particulièrement importante, puisque depuis le début de l'année, l'ETF logiciel IGV recule d'environ 18%, quand l'ETF des semiconducteurs SMH gagne plus de 30%. Reste à voir si les éditeurs de logiciels parviendront à changer le narratif actuel, car un retour de confiance pourrait entraîner un re-rating significatif pour un secteur dont les multiples de valorisation se situent à des niveaux rarement vus depuis plus de dix ans.
International Business Machines Corporation (IBM) figure parmi les 1ers prestataires mondiaux de services informatiques. Le CA par activité se répartit comme suit :
- développement solutions cognitives et de logiciels de traitement des transactions (43,2%) ;
- prestations de services informatiques (33%) : prestations de conseil (gestion de la chaîne logistique, de la performance financière, de la relation client, des ressources humaines, etc.), de gestion des applications, d'intégration de systèmes, de cloud computing, d'hébergement, de support technique, etc. ;
- vente d'infrastructures informatiques (22,3%) : solutions d'infrastructures informatiques hybrides, micro-ordinateurs, serveurs, périphériques, réseaux, matériel de stockage de données, etc. ;
- financement d'équipements informatiques (1,1%) ;
- autres (0,4%).
La répartition géographique du CA est la suivante : Etats-Unis (40,1%), Amériques (9,7%), Europe-Moyen Orient-Afrique (31%) et Asie-Pacifique (19,2%).
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Investisseur
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Globale
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Qualité
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ESG MSCI
ESG MSCI
Le score ESG MSCI évalue la performance environnementale, sociale et de gouvernance d’une entreprise selon la méthodologie de MSCI. Il positionne l’entreprise par rapport à ses pairs sectoriels sur une échelle allant de CCC (très faible) à AAA (excellente). Ce score est utilisé par les investisseurs pour intégrer les critères extra-financiers dans leurs décisions.