Ce centre de gravité, ce sont ses multiples de valorisation moyens : un cinquième du chiffre d'affaires, et une fois les capitaux propres. Les investisseurs entrés l’an dernier en pariant sur un rebond et un retour à la moyenne ont donc fait une belle affaire.

Le distributeur de matériel informatique est l'un de ces énièmes exemples de distorsion profonde observés pendant la pandémie. Ses ventes avaient certes connu un providentiel coup de fouet lors des confinements, mais sa valorisation boursière, elle, s'était envolée vers la stratosphère.

À l'époque, Zonebourse n'avait pas manqué de commenter l'aberration. Cette dernière n'avait d'ailleurs pas échappé à plusieurs membres de la famille Villemonte de la Clergerie, qui avaient saisi l'occasion - peut-on leur reprocher ? - pour vendre des titres au marché.

Nous écrivions à la même époque qu'il n'était pas déraisonnable, une fois la situation normalisée, de s'attendre à une valorisation boursière qui oscillerait entre 120 et 150 millions d'euros, c'est-à-dire entre 20 et 25 euros par action. C'est vers ce niveau que le titre remonte après sa sévère gueule de bois post pandémie.

Hier, le marché accueillait très bien les résultats semestriels, qui indiquent un retour de la croissance et de la profitabilité. L'une comme l'autre demeurent modestes, mais c'est le corollaire de l'activité du groupe basé à Limonest, qui évolue sur un segment ultra compétitif où les marges sont par défaut microscopiques.

D'un côté, c'est à sa gestion très habile que LDLC doit sa survie dans un paysage aussi impitoyable. De l'autre, et au risque de jouer les trouble-fêtes, impossible de ne pas relever que la croissance patine depuis plusieurs années malgré les récentes acquisitions.

Cela étant dit, les analystes de Zonebourse pensent que le consensus des analystes est ici trop prudent. Toujours meilleur que le premier semestre de l'exercice fiscal, le deuxième - celui qui profite des fêtes de fin d'année - a de fortes chances de dépasser les attentes.