L’IA dope la croissance… mais avale le cash

Les géants de la tech investissent des montants colossaux pour rester dans la course à l’intelligence artificielle. Data centers, puces, infrastructures cloud : Microsoft, Amazon, Alphabet, Meta ou encore Oracle dépensent sans compter. Mais cela commence à peser lourdement dans leurs comptes.

Mais avec cette explosion des dépenses, le free cash flow fond rapidement. Selon les Financial Times, le FCF combiné des quatres grands hyperscalers devrait tomber à son plus bas niveau depuis 2014, alors que les revenus sont 7 fois plus élevés qu’à l’époque. Les investissements liés à l’IA devraient atteindre environ 725 milliards de dollars en 2026, en hausse de plus de 70% par rapport à 2025.

Résultat ? Les marges de free cash flow de Microsoft, Meta, Alphabet et Amazon devraient nettement reculer d’ici 2027, parfois jusqu’à se rapprocher de zéro. Pour financer cette course, les groupes se tournent davantage vers la dette, tandis que les rachats d’actions ralentissent.

Source : Bloomberg, Club Patrimoine

Le chômage repasse au-dessus des 8% en France

Selon les chiffres publiés par l’Insee, le taux de chômage (au sens du Bureau international du travail) a atteint 8,1% de la population active au premier trimestre 2026, en hausse de 0,2 point sur le trimestre et de 0,7 point sur un an. C’est son plus haut niveau depuis le premier trimestre 2021.

Au total, 2,6 millions de personnes sont considérées comme chômeurs, soit 68 000 de plus qu’au trimestre précédent. L’Insee précise aussi que cette hausse s’inscrit dans la durée, avec un cinquième trimestre consécutif de progression du chômage.

Dans le détail, le chômage chez les jeunes recule à 21,1% chez les 15-24 ans, mais progresse chez les 25-49 ans à 7,3%, son plus haut niveau depuis 2021. Pour les seniors, il reste stable. Une partie de la hausse s’explique aussi par la mise en œuvre de la loi pour le plein emploi, entrée en vigueur en janvier 2025. Elle a notamment élargi l’inscription à France Travail de certains bénéficiaires du RSA et jeunes suivis par les missions locales.

Source : Insee

Les taux longs japonais remontent à des niveaux historiques

Le rendement des obligations japonaises à 20 ans évolue près de son plus haut depuis 1997, tandis que celui à 30 ans se rapproche de ses records depuis son lancement en 1999.

Cette tension s’explique d’abord par la hausse des prix du pétrole, alimentée par les tensions entre les Etats-Unis et l’Iran. Ensuite, la faiblesse du yen fait monter le coût des importations, et les inquiétudes sur le déficit budgétaire japonais ajoutent une encore une pression sur les taux.

Aussi, les Etats-Unis mettent la pression sur le Japon pour qu’il soutienne mieux sa devise, ce qui passe par une remontée des taux. La hausse des rendements japonais intervient d’ailleurs en même temps que la visite de Scott Bessent au Japon, un timing qui n’est pas passé inaperçu sur les marchés. 

La Banque du Japon se retrouve donc de plus en plus sous pression pour relever ses taux. Les marchés intègrent déjà une probabilité élevée de hausse lors de la prochaine réunion le 15 et 16 juin.

Source : Bloomberg