Cette annonce du Premier ministre Mark Carney intervient alors que les infrastructures électriques canadiennes subissent des tensions croissantes, alimentées par l'expansion industrielle, les besoins des centres de données liés à l'IA et l'essor des véhicules électriques. Parallèlement, la production totale d'électricité du pays a reculé, en partie à cause de sécheresses ayant réduit les capacités hydroélectriques et de la mise hors service de centrales au charbon.
Ce plan s'inscrit dans une volonté du Canada de réduire sa dépendance commerciale envers les États-Unis, dans un contexte marqué par les tarifs douaniers du président Donald Trump. Selon la Régie de l'énergie du Canada, les réseaux régionaux canadiens commercent davantage avec les États-Unis qu'entre eux, et les importations d'électricité américaine ont progressé chaque année depuis 2020.
La stratégie énergétique mise sur de nouveaux crédits d'impôt à l'investissement pour stimuler la construction d'interconnexions Est-Ouest afin de relier les réseaux provinciaux.
Le Canada a également annoncé une révision de sa réglementation sur l'électricité propre pour permettre un recours accru aux compensations carbone et offrir plus de flexibilité aux centrales au gaz naturel existantes afin de garantir la fiabilité du réseau. Cette mesure assouplit les règles instaurées sous l'ancien Premier ministre Justin Trudeau, lesquelles avaient été fustigées par des provinces comme l'Alberta, dont la production dépend du gaz naturel.
Mark Carney a souligné que le gaz naturel pourrait jouer un rôle complémentaire, mais qu'il serait largement supplanté par les investissements massifs dans l'hydroélectricité, le nucléaire et les énergies renouvelables.
(1 $ = 1,3720 dollar canadien)



















