BERLIN (dpa-AFX) - À la veille du « sommet de l'acier », Christian Dürr, président du FDP, a exprimé des réserves quant à l'instauration possible de droits de douane protecteurs par l'Union européenne pour l'industrie sidérurgique. « C'est une illusion de croire que l'on peut préserver les emplois industriels en fermant les marchés », a déclaré Dürr à l'agence de presse allemande. « Nous ne pourrons garantir des emplois industriels bien rémunérés - et donc la subsistance économique de centaines de milliers de familles - que si nous rendons enfin l'Allemagne plus attractive en tant que site industriel, et non toujours plus coûteuse. »

Dürr a également souligné qu'imposer aux entreprises le type d'acier qu'elles sont autorisées à utiliser s'apparente davantage à des concepts d'économie planifiée qu'à l'économie sociale de marché, faisant référence à l'acier « vert ».

La Commission européenne a proposé de protéger l'industrie sidérurgique européenne en imposant des droits de douane nettement plus élevés face à la concurrence à bas prix de pays comme la Chine. Dans un document rédigé par plusieurs Länder, dont la Rhénanie-du-Nord-Westphalie et la Saxe, dirigés par la CDU, à l'occasion du « sommet de l'acier » organisé ce jeudi par le chancelier fédéral Friedrich Merz (CDU), il est question d'un « droit de douane punitif efficace ».

Dürr a critiqué le fait que la CDU envisage désormais ouvertement des interventions sur le marché et des droits de douane. Selon lui, l'Allemagne ne pourra rester un pays industriel moderne que si des réformes courageuses sont enfin engagées pour réduire la bureaucratie, rendre l'énergie moins chère et instaurer un véritable allègement des charges.