Une fermeture prolongée provoquerait des pénuries locales, une hausse des coûts d'importation et porterait atteinte à l'autosuffisance du royaume en matière de raffinage.

Impact financier et logistique

"Sur la base d'une marge de raffinage nette de 10 dollars/baril et de la participation de 37,5 % de TotalEnergies, une fermeture de six mois représenterait une perte d'EBITDA d'environ 315 MUSD de dollars pour le groupe (soit moins de 1% de ses bénéfices globaux)", estime Alphavalue.

Bien qu'une capacité de substitution existe théoriquement via le réseau de raffinage de la mer Rouge, celle-ci est sévèrement limitée en pratique :

- plusieurs installations de la mer Rouge ont été touchées par la même vague de frappes.

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Ras Tanura (550 000 bpj), la solution de repli naturelle, est à l'arrêt depuis le 2 mars.

- L'East-West Pipeline, artère critique pour acheminer le brut de la province orientale vers l'ouest, a été directement touché, réduisant son débit d'environ 700 000 bpj.

Un secteur aval sous haute tension

Pour Alphavalue, en outre, les raffineries de la mer Rouge ne possèdent pas la capacité de conversion totale de SATORP et ne peuvent pas traiter massivement du brut lourd au pied levé.

Le secteur aval saoudien est désormais sous une pression extrême :

- capacité de production totale en baisse d'environ 600 000 bpj sur plusieurs gisements.

- quatre sites de raffinage majeurs perturbés simultanément.

- exportations de GPL/LGN (gaz de pétrole liquéfiés/liquides de gaz naturel) affectées par des incendies dans les centres de traitement côtiers.