Le département de la Justice des États-Unis a convoqué certains des principaux exploitants de salles de cinéma du pays pour des entretiens privés concernant l'impact potentiel d'une vente de Warner Bros Discovery, a rapporté mercredi Bloomberg News.

Reuters n'a pas pu vérifier indépendamment ces informations. Warner Bros Discovery et le département de la Justice n'ont pas immédiatement répondu aux sollicitations pour commenter.

Selon le rapport, citant des personnes proches du dossier, les juristes du gouvernement cherchent à savoir comment une telle vente pourrait affecter le public cinéphile et si cela pourrait entraîner une diminution du nombre de films projetés en salle.

Cette actualité intervient alors que Warner Bros a rejeté mardi la dernière offre hostile de 30 dollars par action présentée par Paramount Skydance, tout en accordant à son concurrent sept jours pour soumettre une proposition « meilleure et finale » susceptible de surpasser l'accord existant avec Netflix.

Paramount a reconnu ce délai de sept jours mais a qualifié les décisions du conseil d'administration de Warner Bros d'« inhabituelles ».

La maison mère de CBS avait annoncé qu'elle poursuivrait son offre publique d'achat, s'opposerait à la fusion jugée « inférieure » avec Netflix et prévoyait toujours de proposer des administrateurs lors de la prochaine assemblée annuelle de Warner Bros.

Warner Bros va de l'avant avec un vote sur l'offre de Netflix concernant ses activités de streaming et de studios, prévu le 20 mars.

Si la fusion est approuvée, elle interviendra après que Warner Bros aura scindé ses opérations de câble Discovery Global, qui incluent CNN, TLC, Food Network et HGTV, pour les regrouper dans une société distincte cotée en Bourse.

Le rapport de Bloomberg précise que le réalisateur James Cameron, qui a signé le film « Titanic » pour Paramount, a publiquement soutenu en novembre la tentative de rachat de Warner Bros par la société et a estimé qu'une vente à Netflix serait « une catastrophe » pour l'industrie du cinéma.