L'indice dollar, qui mesure la force du billet vert face à un panier de six devises, a progressé de 0,3% pour atteindre 98,485, son plus haut niveau depuis le 13 avril. Ce mouvement inverse la tendance vendeuse de vendredi, qui avait vu la monnaie tomber à ses plus bas niveaux depuis le début du conflit, portée par l'espoir d'un accord de paix.
"Les développements du week-end pourraient tempérer cet optimisme", ont écrit les analystes de Westpac dans une note de recherche. Dimanche, le président américain Donald Trump a déclaré que l'armée américaine avait saisi un cargo iranien qui tentait de forcer son blocus, tandis que l'Iran a affirmé qu'il ne participerait pas à un second cycle de pourparlers de paix malgré la menace de nouvelles frappes aériennes brandie par Trump.
Les analystes de Barclays ont indiqué que leurs données de sentiment montraient que les investisseurs privilégiaient toujours le dollar, ce qui laisse une marge de baisse supplémentaire si la situation au Moyen-Orient venait à se normaliser.
"Toute oscillation (du marché) aurait probablement peu d'espace pour se prolonger et pourrait même s'avérer opportune pour rétablir des positions courtes sur le dollar", ont-ils précisé dans une note datée de dimanche. "La question reste de savoir si cette oscillation vaut même la peine d'être arbitrée compte tenu du bruit et des incertitudes environnantes."
L'euro reculait de 0,3% à 1,1731 dollar, tandis que la livre sterling perdait autant pour s'établir à 1,3480 dollar.
Face au yen, le dollar américain progressait de 0,2% à 158,945 yens et s'appréciait de 0,1% face au yuan chinois à 6,8244 yuans sur le marché offshore.
Le dollar australien a chuté de 0,6% à 0,7122 dollar, tandis que le dollar néo-zélandais a reculé de 0,4% à 0,5856 dollar.
Le Bitcoin s'affichait en baisse de 0,7% à 74 130,13 dollars, alors que l'Ether cédait 0,7% à 2 266,10 dollars. (Reportage par Gregor Stuart Hunter ; Rédaction par Lisa Shumaker)



















