Les équipes de négociation américaines et iraniennes pourraient retourner à Islamabad cette semaine pour reprendre les discussions visant à mettre fin au conflit, ont indiqué des sources à Reuters. Ce retour à la table des négociations intervient après l'échec des pourparlers du week-end, qui avait poussé Washington à imposer un blocus sur les ports iraniens dans le détroit d'Ormuz.
"L'administration Trump envoie des signaux très clairs sur sa volonté de trouver une porte de sortie, ce qui alimente les anticipations de marché concernant un futur accord symbolique. Un tel dénouement permettrait la cessation des attaques et la réouverture du détroit par l'Iran", a déclaré Karl Schamotta, stratégiste de marché en chef chez Corpay à Toronto.
"Le second point crucial, du moins sur le marché des changes, est le manque général de conviction. Les traders rechignent à prendre des positions directionnelles importantes, de peur d'être pris à contre-pied par le prochain tweet de la Maison Blanche."
CHUTE DES PRIX DU PÉTROLE SUR FOND D'ESPOIRS DE PAIX
Le brut léger américain a dévissé de 4,36% à 94,75 dollars le baril, tandis que le Brent a reculé à 96,72 dollars, soit un repli de 2,62% sur la journée.
L'indice dollar, qui mesure l'évolution du billet vert face à un panier de devises de référence, a cédé 0,3% à 98,05, alors que l'euro progressait de 0,36% à 1,1799 dollar. Le dollar est tombé en séance jusqu'à 97,978, son plus bas niveau depuis le 2 mars, date de la première session de trading après le début du conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran.
La monnaie américaine a perdu plus de 2% au cours de sa série de sept baisses consécutives, sa plus longue séquence baissière depuis celle de neuf jours terminée le 3 décembre, lorsque les investisseurs tablaient sur au moins deux baisses de taux de la Réserve fédérale cette année.
Le président de la Fed de Chicago, Austan Goolsbee, a toutefois tempéré les attentes en déclarant que les baisses de taux pourraient devoir attendre 2027, selon la durée du maintien des prix du pétrole à des niveaux élevés.
LES DONNÉES SUR L'INFLATION INFÉRIEURES AUX PRÉVISIONS
Le repli du dollar s'est accentué après la publication des chiffres du département du Travail montrant que l'indice des prix à la production (PPI) pour la demande finale n'a progressé que de 0,5% le mois dernier. Ce chiffre est bien en deçà de la hausse de 1,1% anticipée par les économistes interrogés par Reuters, et fait suite à une progression de 0,5% en février (révisée à la baisse).
Sur un an, le PPI affiche une progression de 4,0% en mars, contre 3,4% en février.
Du côté de la Banque centrale européenne, une hausse des taux lors de la prochaine réunion du 30 avril n'est pas acquise, selon Olli Rehn, membre du Conseil des gouverneurs. Il a précisé que la BCE surveillait de près le conflit au Moyen-Orient et ses répercussions sur l'économie.
La livre sterling s'est appréciée de 0,56% à 1,3579 dollar, après avoir touché 1,3589, son plus haut niveau depuis le 17 février. Parallèlement, le dollar reculait de 0,38% face au yen japonais, à 158,83.
Enfin, la probabilité d'un rel&èvement des taux par la Banque du Japon ce mois-ci, autrefois jugée forte, s'est estompée. Les décideurs sont divisés alors que la guerre entretient la volatilité des marchés et assombrit les perspectives économiques, ont rapporté des sources à Reuters.



















