Dans son rapport périodique sur l'économie des 21 pays partageant la monnaie unique, le FMI estime que la croissance économique s'établira à 0,9 % cette année, contre 1,1 % prévu en avril. Parallèlement, l'inflation est désormais attendue à 2,8 %, contre une estimation de 2,6 % en avril.
Le FMI avait déjà revu à la baisse ses prévisions de croissance pour la zone euro en avril par rapport à ses projections de janvier.
« Après une période de croissance proche de son potentiel et une inflation conforme à l'objectif, les perspectives de la zone euro se sont affaiblies », a déclaré le FMI dans un rapport présenté aux ministres des Finances de la zone euro, qualifiant le conflit au Moyen-Orient de « choc d'offre négatif, massif mais temporaire ».
« Un choc énergétique encore plus persistant pourrait alimenter davantage l'inflation et les anticipations inflationnistes, alors même qu'une baisse de la confiance ou des tensions financières pourraient affaiblir la demande. Une résurgence du conflit au Moyen-Orient ou des retards dans la réparation des infrastructures énergétiques, l'intensification des hostilités en Ukraine et de nouveaux ajustements de politique commerciale constituent des risques de baisse supplémentaires », précise le rapport.
Le FMI a indiqué que la Banque centrale européenne (BCE), qui a relevé ses taux d'intérêt plus tôt jeudi pour la première fois en près de trois ans, devrait procéder à de nouvelles hausses pour une augmentation cumulée de 50 points de base en 2026, une troisième hausse de taux étant également envisageable.
Le FMI a mis en garde les ministres des Finances de la zone euro contre la tentation de soutenir massivement leurs économies face au coût élevé de l'énergie. « Un soutien budgétaire généralisé n'est pas justifié », a affirmé l'institution.
De nombreux membres de la zone euro ont déjà introduit des mesures représentant en moyenne environ 0,1 % du produit intérieur brut (PIB) à l'échelle de l'Union européenne (pondéré par le PIB) en mai 2026. Le Fonds a souligné que, malgré leur ampleur limitée jusqu'à présent, ces mesures ont probablement freiné les incitations aux économies d'énergie et que les futures interventions devraient être mieux ciblées pour protéger les ménages vulnérables.























