L'indice phare britannique a clôturé mercredi à un niveau record, enregistrant ainsi sa cinquième séance consécutive de progression, principalement soutenu par les solides prévisions de résultats du laboratoire pharmaceutique GSK et du distributeur Next.
Le FTSE 100, composé des principales valeurs britanniques, a terminé en hausse de 0,6 %, prolongeant sa série de gains quotidiens à huit séances. À l'inverse, le FTSE 250, regroupant les valeurs moyennes, a cédé environ 0,2 %.
GSK a fortement contribué à la performance de l'indice de référence, grimpant de 6,5 % après avoir relevé ses prévisions de ventes et de bénéfices pour 2025, grâce à la robustesse des ventes de ses médicaments spécialisés contre le VIH et le cancer. Cette progression a également soutenu l'indice élargi de la santé, en hausse de 2,4 %.
L'indice des métaux industriels et des mines s'est lui aussi distingué, bondissant de 3,3 % pour signer la meilleure performance sectorielle. Le groupe minier et négociant Glencore a progressé de 5,6 % après avoir annoncé une hausse de sa production de cuivre au troisième trimestre.
Parallèlement, l'indice du commerce de détail s'est envolé de 3,2 %, tiré par Next, dont l'action a grimpé de 8,7 % pour atteindre un record historique, après une quatrième révision à la hausse de ses perspectives de bénéfice annuel en huit mois.
« Next profite d'un cercle vertueux dans son activité internationale : des ventes solides permettent d'augmenter les investissements dans le marketing digital, ce qui génère à son tour des ventes plus rentables, permettant d'accroître encore le budget marketing numérique et de soutenir davantage la croissance des ventes », analyse Steve Clayton, responsable des fonds actions chez Hargreaves Lansdown.
La faiblesse de la livre sterling a également soutenu l'indice principal, en augmentant les revenus des entreprises tournées vers l'international.
Parmi les autres valeurs, le groupe aurifère Fresnillo a progressé de 5 %, après que le courtier Peel Hunt a relevé son objectif de cours à 1 954 pence, contre 1 493 pence précédemment.
Les mouvements observés à Londres ont coïncidé avec un rebond des marchés mondiaux, à la veille de la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale des États-Unis, alors que les attentes sont fortes concernant une baisse de 25 points de base des taux d'intérêt.
Aux États-Unis, le fabricant de semi-conducteurs Nvidia est devenu la première entreprise à franchir la barre des 5 000 milliards de dollars de capitalisation boursière.
Par ailleurs, selon la Banque d'Angleterre, les établissements de crédit ont approuvé davantage de prêts immobiliers en septembre que lors de tout autre mois en 2025, ce qui pourrait contribuer à atténuer les récents signes d'inquiétude sur le marché du logement, à l'approche du budget que la ministre des Finances Rachel Reeves doit présenter le mois prochain.


















