L'indice phare de la place londonienne, le FTSE 100, a atteint mardi son plus bas niveau depuis la mi-mai, pénalisé par les replis des poids lourds bancaires HSBC et Standard Chartered. Les géants de l'énergie ont également cédé du terrain dans le sillage de la baisse des cours du brut, alors que les investisseurs restent attentifs aux développements du conflit au Moyen-Orient.

L'indice blue-chip FTSE 100 a clôturé en baisse de 1.4% à 10'227.33 points, signant sa pire performance en clôture depuis le 15 mai. Le FTSE 250, axé sur les moyennes capitalisations, a pour sa part lâché 0.8%.

o Le compartiment de l'énergie a dévissé de 2.2%, les cours du pétrole brut ayant chuté de plus de 3%. Lundi, l'Israël et l'Iran ont suspendu leurs attaques directes réciproques suite à un appel du président américain Donald Trump.

o Le géant BP a annoncé que Gordon Birrell, vétéran du groupe, dirigerait sa division 'upstream' (exploration-production), tandis que Richard Harding assurerait l'intérim à la tête du pôle 'downstream' (raffinage-distribution). Le titre a fini en baisse de 3%, s'alignant sur le repli des cours de l'or noir.

o Les banques exposées au marché asiatique, Standard Chartered et HSBC, ont reculé respectivement de 6.3% et 4.4%, figurant parmi les principaux freins à l'indice de référence.

o Dans une note de recherche, les analystes de JPMorgan ont estimé que l'impact de la nouvelle réglementation chinoise sur les investissements directs à l'étranger s'avérerait plus préjudiciable pour les banques britanniques, asiatiques et suisses qu'anticipé initialement.

o Le laboratoire pharmaceutique GSK a perdu 0.5% après avoir conclu le rachat du développeur de traitements d'oncologie Nuvalent, coté aux États-Unis, pour un montant de 10.6 milliards de dollars.

o La société de capital-risque Molten Ventures s'est adjugée 16.1% après la publication de ses résultats annuels. Fever-Tree Drinks a progressé de 5.1%, le fournisseur de boissons gazeuses s'est dit confiant quant à sa capacité à atteindre les prévisions du marché pour son chiffre d'affaires et son résultat opérationnel annuel, tout en annonçant une augmentation de ses rachats d'actions.

o Les craintes inflationnistes, alimentées par le renchérissement des coûts de l'énergie lié au conflit iranien, ont conduit les investisseurs à intégrer la probabilité d'un relèvement des taux de 25 points de base par la Banque d'Angleterre en septembre, selon les données compilées par LSEG.