L'indice britannique FTSE 100 a chuté jeudi pour atteindre son plus bas niveau en plus de deux semaines, les banques exposées à l'Asie ayant dévissé suite à des informations faisant état d'un durcissement par la Chine des règles sur les comptes offshore, tandis que le secteur de l'énergie a reflué dans le sillage des cours du brut.

L'indice phare FTSE 100 a cédé 0,5% à 10 281,65 points vers 11h44 GMT, touchant son plus bas niveau depuis la mi-mai. De son côté, le FTSE 250, orienté sur les moyennes capitalisations, a légèrement fléchi de 0,1%.

o Les banques HSBC et Standard Chartered, très présentes en Asie, ont respectivement lâché 4,8% et 6,4% après des informations de presse indiquant que les résidents de Chine continentale font face à des restrictions accrues pour l'ouverture de comptes offshore auprès des grandes banques de Hong Kong.

o L'assureur Prudential, également tourné vers l'Asie, a plongé de 6,7%, s'orientant vers sa plus forte baisse journalière depuis février.

o Le secteur minier a également pesé sur la tendance, les titres Antofagasta et Rio Tinto perdant environ 3% chacun, s'alignant sur le repli initial des cours des métaux de base.

o S4 Capital a dévissé de 8,7% après que le président du groupe publicitaire, Martin Sorrell, a jugé insuffisants les progrès en matière de croissance du chiffre d'affaires et d'amélioration des marges, alors que le secteur subit un ralentissement du marketing dû à l'incertitude macroéconomique mondiale.

o CMC Markets a bondi de 15,8%, la plateforme de trading ayant prévu un bénéfice annuel supérieur aux attentes du marché.

o Au Moyen-Orient, Israël et le Liban ont accepté de mettre en oeuvre un nouveau cessez-le-feu après des négociations sous l'égide des Etats-Unis, a déclaré l'administration Trump. Cette annonce a ravivé l'espoir d'une désescalade dans le conflit plus large opposant les Etats-Unis et Israël à l'Iran, entraînant une chute de plus de 3% des cours du pétrole brut.

o Les majors pétrolières britanniques Shell et BP ont reculé de plus de 1% chacune.

o Sur le front des indicateurs, l'activité dans le secteur britannique de la construction a ralenti le mois dernier à son rythme le plus soutenu en six ans, l'incertitude économique et la poussée inflationniste induite par le conflit iranien ayant provoqué une chute brutale des nouveaux contrats.