L'indice phare de la Bourse de Londres a clôturé sans direction claire jeudi, l'appétit pour le risque restant fragile après la publication de données intérieures décevantes et face aux craintes persistantes d'une impasse dans le conflit au Moyen-Orient.

Le FTSE 100 a fini en légère hausse de 0,1% à 10 443,47 points, tandis que l'indice des moyennes capitalisations, le FTSE 250, a progressé de 0,5%.

o Le guide suprême iranien a ordonné que l'uranium enrichi à un niveau proche de la qualité militaire ne soit pas transféré à l'tranger, a rapporté Reuters, durcissant ainsi la position de Téhéran sur l'une des principales exigences américaines lors des pourparlers de paix.

o La prolongation du conflit a déjà fait grimper les cours du pétrole et accentué les inquiétudes relatives à l'inflation.

o Par ailleurs, une enquête publiée jeudi a révélé que les entreprises britanniques subissaient leur plus forte baisse d'activité depuis plus d'un an, en raison des répercussions économiques de la guerre et de l'incertitude politique nationale.

o 'Ces chiffres... apportent un soutien timide à d'autres indicateurs suggérant que les conditions d'une période prolongée de forte inflation ne sont pas réunies', a déclaré Paul Dales, chef économiste pour le Royaume-Uni chez Capital Economics.

o En début de semaine, les données ont montré que l'inflation en avril était plus modérée que prévu, tandis que le taux de chômage s'inscrivait en légère hausse.

o Parallèlement, les commandes industrielles en mai se sont contractées à leur rythme le plus rapide depuis septembre 2020, selon la Confederation of British Industry.

o Les services aux collectivités ont figuré parmi les secteurs les plus performants de la séance, suivis par les mines de métaux industriels et la distribution.

o Le titre de la plateforme automobile Autotrader a dévissé de 8,8% après l'annonce d'un ralentissement de ses ventes, signant la plus forte baisse du FTSE 100.

o Le compartiment des équipements et services médicaux a reculé de 1,6%, entraîné par une chute de près de 5% du fabricant de matériel médical Convatec, qui a fait part de pressions sur ses marges.