Le IBEX 35 reculait mercredi, l'enthousiasme acheteur s'étant refroidi sous l'effet de prises de bénéfices et de tensions géopolitiques, alors que les investisseurs évaluent si les prochains chiffres de l'emploi aux États-Unis influeront sur l'orientation de la politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed).

Cette correction intervient après trois séances consécutives de hausse en ce début d'année 2026, qui ont porté l'indice à un nouveau record mardi, s'ajoutant à une revalorisation proche de 50% en 2025. 

La géopolitique domine l'agenda de ce mercredi. Au Venezuela, Donald Trump a affirmé que le pays "livrera" aux États-Unis entre 30 et 50 millions de barils de pétrole, après la capture du président Nicolás Maduro le week-end dernier par les forces américaines. Cette annonce implique une coopération entre la direction de Caracas et Washington et contribue à la baisse du prix du pétrole. 

Cependant, les nouvelles en provenance de l'Arctique n'étaient guère rassurantes. La Maison Blanche a indiqué que le président et son équipe étudient des options pour acheter le Groenland, et que le recours aux Forces armées est "toujours une option".

Les principales puissances européennes ont publié une déclaration commune de soutien au Danemark et au Groenland, affirmant que l'île appartient à son peuple, après que Trump a ravivé son intérêt pour l'acquisition de ce territoire, une ambition déjà évoquée en 2019 pour sa valeur stratégique pour l'Armée américaine. 

L'Asie s'est jointe aux tensions, après que Pékin a interdit les exportations vers le Japon de biens à double usage à potentiel militaire, en réponse à un commentaire début novembre de la Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, au sujet de Taïwan.

Sur le plan macroéconomique, les opérateurs attendent les chiffres de l'inflation de décembre dans la zone euro (1000 GMT) et, aux États-Unis, les rapports ADP (1315 GMT) et JOLTS (1500 GMT), qui serviront d'avant-goût à la publication du rapport officiel sur l'emploi vendredi.

Les nouvelles concernant l'économie américaine sont déterminantes pour ajuster les probabilités de baisse des taux dans le pays. Selon IRPR, l'outil de contrats à terme de LSEG, le marché anticipe pour l'instant deux baisses de 25 points de base en 2026, même si, lors de la réunion de fin janvier, la Fed devrait maintenir le coût des emprunts inchangé.

Dans ce contexte, à 08h12 GMT mercredi, l'indice boursier espagnol IBEX 35 perdait 32,60 points, soit 0,18%, à 17 614,90 points, tandis que l'indice des grandes valeurs européennes FTSE Eurofirst 300 progressait de 0,05%.

Dans le secteur bancaire, Santander reculait de 0,93%, BBVA de 1,74%, Caixabank de 1,23%, Sabadell de 0,94%, Bankinter de 1,02% et Unicaja Banco de 1,01%.

Parmi les grandes valeurs non financières, Telefónica cédait 0,38%, Inditex progressait de 0,42%, Iberdrola s'appréciait de 0,91%, Cellnex évoluait peu et le pétrolier Repsol perdait 2,19%, dans le sillage de la baisse du prix du pétrole.

(Informations de Tomás Cobos; édité par Benjamín Mejías Valencia)