Le prochain plan de relance économique du Japon devrait comprendre des baisses d'impôts destinées à encourager l'investissement dans 17 secteurs clés, dont l'intelligence artificielle (IA) et les semi-conducteurs, ainsi que des allocations budgétaires pluriannuelles visant à rendre la politique économique plus prévisible, rapporte le quotidien Nikkei.

La Première ministre Sanae Takaichi devrait présenter l'ossature de ce plan lors d'une réunion lundi d'un groupe de travail placé sous l'égide du nouveau siège stratégique économique du gouvernement, un centre de commandement politique dédié à la revitalisation de la base industrielle du pays, précise le journal économique.

Ce plan de relance à venir constituera la première grande initiative économique de Mme Takaichi depuis sa prise de fonction le mois dernier. Elle est connue pour être une partisane des dépenses budgétaires importantes.

Des sources avaient indiqué à Reuters en octobre que ce plan devrait dépasser le montant du paquet de l'an dernier, qui s'élevait à 92 milliards de dollars, et s'articuler autour de trois axes principaux : des mesures pour lutter contre l'inflation, des investissements dans les industries de croissance et la sécurité nationale.

Le gouvernement n'a pas encore détaillé le plan de financement de cette initiative, qui vise à stimuler la croissance de la quatrième économie mondiale.

Un total de 17 secteurs stratégiques ont été désignés pour bénéficier d'investissements ciblés, parmi lesquels figurent également la construction navale, l'aérospatiale et la défense.

Le Nikkei indique que le gouvernement envisage un nouveau dispositif fiscal permettant aux entreprises de déduire une partie de leurs investissements en capital -- tels que l'achat de machines ou la construction d'usines -- de leurs impôts sur les sociétés.

Le journal souligne que ce plan marque un changement par rapport aux politiques précédentes, qui étaient centrées sur les petites entreprises. Le nouveau cadre devrait s'appliquer quelle que soit la taille de l'entreprise.

Les représentants du gouvernement n'ont pas pu être joints en dehors des heures ouvrables habituelles.
(Rédaction : Daniel Leussink ; Édition : Alison Williams)