Un organisme représentant les courtiers indiens a sollicité un sursis de six mois sur les règles qui doivent durcir, à partir du 1er avril, les conditions de prêt bancaire aux courtiers en bourse et autres intermédiaires du marché, selon un document consulté jeudi par Reuters.

La Reserve Bank of India (RBI) a resserré ces normes la semaine dernière, notamment en augmentant les exigences de collatéral pour les garanties bancaires et en interdisant les prêts destinés au trading pour compte propre par les courtiers.

L'association des membres de la NSE en Inde (ANMI) a adressé une lettre au régulateur des marchés pour solliciter une intervention.

Selon les courtiers, les nouvelles règles limiteraient l'accès au financement bancaire pour les positions de trading pour compte propre, réduiraient la liquidité, augmenteraient les coûts de transaction et risqueraient de décourager la participation des investisseurs étrangers en portefeuille.

Elles "restreindraient involontairement les teneurs de marché pour compte propre et les desks d'arbitrage, qui sont des pourvoyeurs essentiels de liquidité et d'efficacité des prix", a déclaré l'association des courtiers.

Limiter le financement créerait également une inégalité de traitement entre les sociétés locales et étrangères, déplaçant potentiellement des parts de marché vers les acteurs internationaux qui peuvent continuer à financer leurs transactions via des banques étrangères, selon l'association.

Les questions envoyées par e-mail à la Securities & Exchange Board of India, à la RBI et à l'ANMI n'ont pas reçu de réponse immédiate.

Un gel de six mois permettrait aux participants du marché de soumettre leurs retours, de réaliser des évaluations d'impact et de mener des consultations constructives, selon la lettre.