(Alliance News) - Mardi, à l'ouverture, les principaux indices européens évoluent sans direction unique, la place milanaise retombant sous le seuil des 50 000 points tandis que Londres s'illustre comme la seule bourse de la région au-dessus de l'équilibre.
Les marchés sont de nouveau sous pression après le regain de tensions entre les États-Unis et l'Iran. Les espoirs d'un accord sur le nucléaire et sur la réouverture du détroit d'Ormuz se sont rapidement refroidis après les déclarations de Téhéran, qui a exclu toute entente imminente et menacé d'interrompre les négociations.
Le poids d'une nouvelle frappe américaine contre des cibles iraniennes a également pesé sur la tendance.
Le pétrole américain repasse au-dessus de la barre des 95 USD le baril, alimentant de nouvelles craintes inflationnistes et poussant les rendements obligataires mondiaux à la hausse. Les analystes estiment qu'un éventuel échec des pourparlers pourrait rapidement ramener le brut au-dessus des 100 USD.
Ainsi, le FTSE Mib cède 0,5% à 49 956,12 points, le Mid-Cap abandonne 0,5% à 62 072,87 points, le Small-Cap progresse de 0,5% à 35 150,95 points, tandis que l'Italia Growth gagne 0,3% à 8 993,02 points.
Le FTSE 100 de Londres est dans le vert de 0,7%, le CAC 40 de Paris cède 0,4% tandis que le DAX 40 de Francfort recule de 0,3%.
De retour à Milan, sur l'indice phare de la place italienne, Amplifon s'installe en tête à l'ouverture en s'adjugeant 1,4% après une hausse de 3,9% lundi soir.
Les achats profitent à Saipem et Snam, en hausse de 0,9% chacune, dans le sillage de la remontée du brut.
Eni rebondit après son repli de lundi. Le groupe pétrolier a annoncé que, de concert avec ses partenaires Petroci et Vitol, il avait approuvé la décision finale d'investissement pour la phase trois du projet Baleine, 'marquant une étape majeure dans le développement du plus grand gisement d'hydrocarbures jamais découvert' en Côte d'Ivoire.
Le développement de cette phase trois 'full field' portera la production de pétrole de 60 000 à 150 000 barils par jour et celle de gaz de 80 à 200 millions de pieds cubes par jour (soit de 2,3 à 5,7 millions de mètres cubes par jour).
Pression baissière sur MPS et Mediobanca, qui reculent respectivement de 0,3% et 0,1%. L'intégration de Piazzetta Cuccia au sein de la banque siennoise entre dans sa deuxième phase opérationnelle après les premiers mois consacrés à la définition de la nouvelle structure sociale, à la réorganisation des fonctions opérationnelles et à la gestion des tensions sur la gouvernance.
Le DG Luigi Lovaglio, renforcé par sa confirmation en assemblée après le bras de fer avec le précédent conseil d'administration, a lancé la phase exécutive du plan, impliquant directement les structures, les plateformes et les fonctions centrales du groupe.
Selon le rapport trimestriel de MPS, le processus est géré via huit 'chantiers d'intégration' dédiés aux principaux domaines opérationnels et chargés de coordonner plus de 50 projets suivis de manière hebdomadaire.
Prysmian interrompt sa série haussière après quatre séances. Le titre cède 0,1% à 152,80 EUR. La ruée vers les investissements dans les centres de données et l'intelligence artificielle continue de soutenir les perspectives du groupe, dont la capitalisation boursière dépasse les 45 milliards d'EUR avec un titre à 153 EUR par action. Depuis le début de l'année, l'action affiche une hausse de près de 77%, soit la troisième meilleure performance de la cote.
Ventes sur Unipol qui baisse de 0,3% à 21,80 EUR par action. Barclays a relevé son objectif de cours sur le titre de 22,00 EUR à 23,50 EUR avec une recommandation 'surpondérer'.
Les analystes d'Intermonte expriment de fortes réserves sur l'OPA lancée sur Recordati - en baisse de 0,1% - par les fonds CVC et GBL via le véhicule Respighi, jugeant 'peu attractive' l'offre à 51,29 EUR par action hors dividende et conseillant aux actionnaires de ne pas y apporter leurs titres, comme le rapporte mardi MF-Milano Finanza.
Dans sa note, la société de bourse souligne que les intentions de Respighi restent 'peu claires' au cas où le seuil de 67% du capital ne serait pas atteint, condition toutefois susceptible d'être levée. Selon Intermonte, une fois ce niveau dépassé, le groupe pourrait procéder au retrait de la cote par fusion avec la BidCo non cotée, en s'appuyant sur le contrôle de l'assemblée générale extraordinaire.
Le groupe Generali - en repli de 1,0% - abandonne la marque historique Europ Assistance et lance Redion, une nouvelle entité intégrée qui réunit les activités de programmes d'avantages sociaux pour les employés de Generali Employee Benefits et les activités d'Europ Assistance sous une marque unique. La nouvelle division sera dirigée par Antoine Parisi, directeur général d'Europ Assistance depuis 12 ans, et regroupera l'ensemble des activités de services d'assistance.
Ferrari freine à l'ouverture et s'échange en territoire négatif à -6,8%. La firme au Cheval Cabré a présenté 'Luce', la première voiture entièrement électrique de l'histoire du groupe, ouvrant une nouvelle phase stratégique pour la maison de Maranello. Le modèle, dont le prix débute à 550 000 EUR et peut dépasser les 700 000 EUR avec les personnalisations, représente une rupture radicale tant sur le plan stylistique que technologique.
Sur le Mid-Cap, Iren et Moltiply Group mènent les hausses en progressant de 1,0% chacun.
Parmi les baissiers du panier, NewPrinces recule de 1,3% tandis qu'Alerion abandonne 1,6% sur le parquet.
En queue de peloton de l'indice cadet se place Technoprobe, dans le rouge de 2,1%, interrompant une tendance haussière qui durait depuis quatre séances consécutives.
Sur le Small-Cap, Industrie De Nora ouvre en hausse de 4,5%, après avoir annoncé mardi l'acquisition de 100% de BW Water, opérateur mondial de solutions intégrées pour le traitement de l'eau, pour une valeur d'entreprise comprise entre 61,5 millions USD et 66,5 millions USD.
L'opération devrait par ailleurs permettre d'atteindre un niveau de revenus proche de 1 milliard d'EUR sur une base pro forma pour 2025.
A l'opposé, Aeffe cède 7,6%, chutant après avoir engrangé 16% lors de la session précédente.
Edison - en baisse de 1,0% - a annoncé lundi avoir reçu de QatarEnergy une nouvelle extension de la force majeure concernant cinq cargaisons supplémentaires de GNL destinées au terminal Adriatic LNG, avec des livraisons prévues entre juillet et mi-août 2026.
Avec cette extension, le nombre total de cargaisons concernées par la force majeure s'élève à 17, pour un volume d'environ 2,2 milliards de mètres cubes de gaz, a expliqué la société dans un communiqué.
Banca CF+ a démenti lundi les rumeurs relatives à un possible retrait de la cote de Banca Sistema - qui baisse de 0,1% - dans le cadre de l'offre publique d'achat et d'échange obligatoire globale lancée sur l'institut.
La banque a précisé que l'opération 'n'est pas finalisée en vue du retrait des actions de l'émetteur du marché réglementé Euronext Milan', selon la note diffusée.
Parmi les PME, Ena grimpe de 6,6% à 0,73 EUR par action, dans le sillage de ses gains à deux chiffres de la veille.
Mevim - pas encore cotée - a annoncé lundi avoir clôturé l'exercice 2025 sur une perte nette consolidée de 774 000 EUR, en amélioration par rapport à la perte de 1,9 million d'EUR en 2024.
Le chiffre d'affaires est tombé à 2,4 millions d'EUR contre 5,6 millions d'EUR, tandis que la valeur de la production a diminué à 3,3 millions d'EUR contre 5,8 millions d'EUR.
Lemon Sistemi - en baisse de 2,4% - a coopté au sein de son conseil d'administration Salah Al Nasser et Rodolfo Belcastro, ce dernier répondant aux critères d'indépendance, après les démissions de Ciro Aquino et Salvatore Bommarito.
Le conseil d'administration de Cofle a approuvé les comptes 2025, clos sur une perte de 9,3 millions d'EUR, contre une perte de 5,6 millions d'EUR enregistrée lors de l'exercice 2024.
Le chiffre d'affaires s'établit à 48,6 millions d'EUR contre 59,9 millions d'EUR en 2024. Le résultat pâtit, outre la baisse du chiffre d'affaires, d'une dotation aux provisions pour risques, de la gestion financière et de change, ainsi que d'éléments non monétaires liés à l'application des normes comptables relatives à l'hyperinflation des filiales turques.
Le titre Cofle est suspendu après une hausse théorique de 10%.
À New York, lundi, la Bourse est restée fermée pour le Memorial Day.
En Asie, le Nikkei a clôturé dans le rouge de 0,3%, le Hang Seng est en léger repli, tandis que le Shanghai Composite a baissé de 0,2%.
Sur le front des devises, l'euro s'échange à 1,1631 USD contre 1,1645 USD lundi soir, tandis que la livre s'échange à 1,3471 USD contre 1,3501 USD lundi soir.
Du côté des matières premières, le Brent se négocie à 96,01 USD le baril contre 97,60 USD lundi soir, tandis que l'or s'établit à 4 527,24 USD l'once contre 4 572,45 USD à la clôture de lundi.
Le calendrier économique de mardi prévoit, en provenance des États-Unis, à 15h00 CEST, l'indice des prix des logements, tandis qu'à 19h00 CEST sera publiée la donnée sur la masse monétaire M2.
Dans l'agenda des sociétés de la place milanaise, les résultats d'ATON Green Storage, expert.ai, Mondo TV, Rocket Sharing Company et Talea Group sont attendus.
Par Antonio Di Giorgio, reporter Alliance News
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