Le PDG de Nvidia, Jensen Huang, se trouve à Shanghai, a indiqué samedi une personne informée du dossier, alors que le géant américain des semi-conducteurs fait face à une concurrence acharnée de la part de rivaux locaux et à un examen attentif des autorités chinoises.
La période choisie par Huang pour ce déplacement, qui marque le début des célébrations annuelles avec les employés chinois de Nvidia, est considérée comme habituelle.
Il devrait assister à une soirée Nvidia à Shanghai samedi, avant de se rendre à Pékin, Shenzhen puis à Taïwan, selon une autre source au fait des projets.
Basée à Santa Clara, en Californie, Nvidia n'a pas répondu à une demande de commentaire. Le média chinois Tencent News a été le premier à rapporter la présence de Huang à Shanghai vendredi.
Huang s'est rendu en Chine au moins trois fois l'année dernière et, en juillet, a rencontré le ministre chinois du Commerce.
Nvidia attend que Pékin décide si l'entreprise pourra vendre sa puce d'intelligence artificielle H200, très performante, à des clients chinois, une étape déjà approuvée par Washington.
Les autorités chinoises ont informé les agents des douanes que la puce H200 n'était pas autorisée à entrer en Chine, ont indiqué ce mois-ci à Reuters des personnes informées du dossier. Il n'était pas clair s'il s'agissait d'une interdiction formelle ou d'une mesure temporaire.
La H200, deuxième puce d'IA la plus puissante de Nvidia, est devenue l'un des principaux points de friction dans les relations sino-américaines. Alors que la demande des entreprises chinoises reste forte, il n'est pas certain que Pékin ait l'intention d'interdire totalement la puce pour soutenir les fabricants locaux, soit encore en train de débattre des restrictions, ou utilise éventuellement la situation comme levier dans les négociations avec Washington.
(Reportage de Che Pan et Brenda Goh ; édité par William Mallard)



















