Le contrat à terme sur le Brent a terminé en repli de 4,16 dollars, soit 4,76 %, à 83,17 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) américain a cédé 4,13 dollars, soit 4,87 %, pour s'établir à 80,75 dollars.
Les deux contrats de référence ont effacé une grande partie de la prime de risque de guerre accumulée ces derniers mois, le Brent et le brut américain clôturant à leurs niveaux les plus bas depuis le 4 mars.
Le protocole d'accord a été signé par Donald Trump, le vice-président JD Vance et le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a précisé un responsable américain.
Une cérémonie de signature officielle de l'accord doit se tenir vendredi à Genève.
L'agence de presse semi-officielle iranienne Mehr a indiqué que le projet d'accord prévoyait la réouverture du détroit d'Ormuz sous 30 jours, selon des modalités définies par l'Iran.
« Avec la perspective très probable d'un afflux massif de l'offre de pétrole, cette vague de ventes semble justifiée », a commenté Dennis Kissler, vice-président senior du trading chez Bok Financial.
La National Iranian Oil Company (NIOC), compagnie pétrolière nationale, a annoncé lundi que l'Iran avait abaissé son prix de vente officiel pour son brut léger destiné aux acheteurs asiatiques à 7,15 dollars au-dessus de la moyenne Oman/Dubaï pour le mois de juillet, contre une prime de 13 dollars le mois précédent.
Citi a abaissé lundi ses prévisions moyennes pour le Brent à 75 et 70 dollars le baril pour les troisième et quatrième trimestres 2026, respectivement, anticipant une reprise et une normalisation des flux commerciaux via le détroit d'Ormuz.
Le marché mondial a été privé de millions de barils de pétrole et de gaz depuis que la guerre a entraîné la fermeture, pendant plus de trois mois, du détroit d'Ormuz, point de passage stratégique pour un cinquième des approvisionnements mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL). La rapidité avec laquelle ces volumes reviendront sur le marché une fois la voie navigable rouverte reste incertaine.
« La mise en place de la chaîne logistique maritime et le redémarrage fluide des activités dans le Golfe Persique seront complexes. Certains armateurs hésiteront à envoyer des navires lège vers le Golfe tant que les assureurs ne se seront pas prononcés », a souligné Neil Crosby, responsable de la recherche chez Sparta Commodities.
Les investisseurs surveillent également avec prudence la capacité des producteurs du Moyen-Orient à relancer la production et les exportations après les dommages causés par le conflit, ainsi que le retour potentiel des navires dans la région.
Plus de 14 millions de barils par jour de production pétrolière sont actuellement à l'arrêt, soit environ 14 % de la demande mondiale, selon le dernier rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Un retour complet aux niveaux de production et de raffinage d'avant-guerre pourrait prendre des semaines, des mois, voire des années, selon les responsables du secteur.
Toutefois, le faible niveau des stocks mondiaux, la lenteur du processus de redémarrage de la production et la nécessité de reconstituer les réserves stratégiques devraient soutenir les cours à plus long terme, estime Giovanni Staunovo, analyste chez UBS.
Les stocks des plus grandes économies mondiales se dirigent vers leurs niveaux les plus bas depuis au moins 2003, s'étant contractés à un rythme record en raison de la perte de production dans le Golfe, selon l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).
Les réserves de pétrole brut de la Réserve stratégique de pétrole (SPR) des États-Unis sont tombées à 340,3 millions de barils, leur plus bas niveau depuis 1983, d'après les données publiées lundi par le département de l'Énergie.
Les stocks de cette réserve d'urgence gouvernementale ont diminué de 8,9 millions de barils, marquant le troisième prélèvement le plus important de l'histoire. Ces ponctions s'inscrivent dans le cadre d'un accord américain prévoyant de libérer 172 millions de barils de ces installations.
Par ailleurs, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré que l'armée resterait indéfiniment dans des zones de sécurité au Liban, en Syrie et à Gaza afin de protéger la frontière et les colonies israéliennes.
Le sort du programme nucléaire iranien, autre dossier épineux, sera également abordé lors de négociations ultérieures, ont précédemment indiqué des sources à Reuters.
Le groupe E4, comprenant le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et l'Italie, a déclaré dimanche être prêt à lever les sanctions contre l'Iran en réponse à des mesures concrètes concernant son programme nucléaire.

















