Unis-Iran

Hausse des cours, ajoute analyste, contexte

Londres (awp/afp) - Les cours du pétrole montent jeudi, la pression haussière liée à la paralysie du détroit d'Ormuz continuant d'agir sur le marché alors que les investisseurs attendent désormais des annonces concrètes sur les pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran.

Après s'être montré plutôt stable en début de séance, vers 15H40 GMT (17H40 HEC), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, prenait 3,22% à 97,99 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mai, gagnait 2,29% à 93,38 dollars.

"Les prix du pétrole réagissent aux gros titres annonçant une escalade ou une désescalade" des tensions au Moyen-Orient, estime auprès de l'AFP Giovanni Staunovo, analyste chez UBS.

Les Etats-Unis bombarderont à nouveau l'Iran si Téhéran "fait le mauvais choix", a menacé jeudi le ministre américain de la Défense, jurant de maintenir "aussi longtemps qu'il faudra" le blocus des ports iraniens.

Les tractations sont toujours en cours, sous l'égide du Pakistan, pour organiser une deuxième session de négociations et mettre durablement fin à la guerre, après l'échec de la première à Islamabad le week-end dernier.

Mais pendant ce temps, "le marché physique se resserre chaque jour qui passe sans reprise des flux de pétrole à travers le détroit d'Ormuz", soulignent-ils.

Même en prenant en compte les barils détournés via des oléoducs et les quelques navires qui sont passés via Ormuz, la perte de pétrole du Golfe a atteint "environ 13 millions de barils par jour", chiffre ING.

Et avec le blocus américain mis en place lundi, ce volume pourrait être supérieur car le pétrole iranien (vendu essentiellement à la Chine) qui passait encore via Ormuz, se retrouve bloqué à son tour.

"Si la guerre devait de nouveau s'intensifier et que le détroit d'Ormuz restait fermé pendant plusieurs mois, les prix devraient à nouveau grimper fortement", avertit Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

"Ce scénario n'a rien d'irréaliste, étant donné que les exigences américaines et iraniennes restent assez éloignées", estiment les analystes d'ING.

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