À 01h08 GMT, le contrat à terme sur le Brent gagnait 26 cents, soit 0.3 %, à 83,42 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) américain progressait de 46 cents, soit 0,3 %, pour s'établir à 81,12 dollars le baril.
Lundi, les prix du brut avaient chuté de près de 5 %, atteignant leur plus bas niveau de clôture depuis le 4 mars. Cette baisse faisait suite à l'annonce par le président américain Donald Trump de la signature d'un protocole d'accord visant à mettre fin à la guerre impliquant les États-Unis, Israël et l'Iran. Ce conflit avait entraîné la fermeture du détroit d'Ormuz — par lequel transite habituellement un cinquième de l'offre mondiale de pétrole — et provoqué l'arrêt d'une production d'environ 14 millions de barils par jour.
Malgré l'optimisme suscité par cette annonce, les détails complets du protocole n'ont pas été rendus publics et aucune trêve permanente n'a encore été finalisée.
Les premières indications suggèrent que l'accord permettrait la réouverture du détroit d'Ormuz, actuellement sous blocus, et prolongerait le cessez-le-feu de 60 jours. Ce délai doit permettre aux négociateurs d'aborder des dossiers complexes, tels que l'avenir du programme nucléaire iranien.
Lundi, le président iranien Massoud Pezechkian a qualifié le protocole d'accord américano-iranien d'« étape importante » vers l'arrêt des hostilités, tout en précisant qu'un accord final pour une trêve durable « restait à définir ».
« Le diable se cache peut-être dans les détails et, tant que ceux-ci ne seront pas connus, le marché devrait faire preuve de retenue quant à une nouvelle réduction de la prime de risque sur les marchés de l'énergie », a déclaré Tim Waterer, analyste de marché en chef chez KCM Trade.
Un haut responsable iranien a indiqué lundi que, dans l'attente d'un accord final, l'Iran gèlerait ses activités nucléaires, s'abstenant de tout nouvel enrichissement d'uranium ou de toute extension de ses installations nucléaires.
Même avec l'accord actuel, l'incertitude demeure quant à la rapidité avec laquelle l'offre interrompue pourra revenir sur le marché.
« Le retour à des flux d'approvisionnement normaux est loin d'être simple », a souligné Tony Sycamore, analyste de marché chez IG.
« Le déminage, le rétablissement d'une couverture d'assurance maritime complète et la mise en confiance des navires et des opérateurs pour un retour dans le Golfe prendront du temps, tout comme la remise en service des puits fermés et des infrastructures régionales endommagées », a ajouté M. Sycamore.




















