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| Tops / Flops de la semaine |
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Tops Schroders +28,12% : le gestionnaire d'actifs londonien a publié des résultats solides avant de vaciller avec le secteur sur les inquiétudes liées à l'IA. L'action a finalement bondi après l'offre de rachat de Nuveen à dix milliards de livres. Embracer +23,95% : le groupe de jeux vidéo suédois, récemment scindé en trois entités, dépasse les attentes grâce à ses licences historiques. L'action bondit tandis que les analystes relèvent leur recommandation, validant le recentrage sur les franchises clés. Ferrari +14,7% : le constructeur automobile de luxe dépasse les attentes et relève ses prévisions grâce à un carnet de commandes étendu jusqu'à fin 2027. L'action rebondit fortement après la présentation de la Luce, sa première voiture 100% électrique. STMicroelectronics+14,28% : le fabricant de puces s'envole après un partenariat pluriannuel de plusieurs milliards de dollars avec AWS, incluant des warrants sur 24,8 millions d'actions, et dévoile son microcontrôleur automobile Stellar P3E doté d'une accélération IA. Ahold +13,9% : des résultats trimestriels dépassant les attentes propulsent le groupe de supermarchés néerlandais, soutenu par les marges américaines et la rentabilité de l'e-commerce. Les gains de parts de marché incitent Bernstein à relever son objectif de cours. Ipsen +13,67% : le fabricant de médicaments spécialisé dans l’oncologie et les maladies rares a vu son cours grimper en flèche cette semaine. Parmi les résultats, une hausse de son chiffre d’affaires et une nette amélioration de sa rentabilité opérationnelle. La performance du titre reflète aussi les prévisions ambitieuses pour 2026. Kering +10,19% : le géant français du luxe profite d’un quatrième trimestre au-dessus des attentes. Après un exercice 2025 pénalisé par un contexte difficile, les premiers signes de reprise chez Gucci se font sentir. Les nouvelles collections et la promesse de Luca de Meo, nouveau directeur général, d’un plan stratégique prochain ont su convaincre le marché. Flops: Adyen -20,94% : la fintech néerlandaise plonge après des prévisions jugées trop prudentes pour 2026. La stabilité des marges est jugée insuffisante au regard de la valorisation élevée de l’entreprise. Le titre reste éloigné de ses niveaux historiques, confirmant l’inquiétude des investisseurs vis-à-vis des fintechs. Dassault Systèmes -19,91% : le leader du logiciel de gestion du cycle de vie des produits continue sa chute après la publication de résultats décevants. L’entreprise était déjà impactée par les inquiétudes pesant sur les éditeurs de logiciels à l'heure de l’IA. Les perspectives de croissance s’affichent inférieures aux attentes du marché. Magnum -14,05% : la marque de glaces, issue de la scission avec Unilever, a dévoilé un bénéfice en berne et une croissance atone. Pour autant, l’entreprise maintient ses prévisions, tablant sur une amélioration progressive de sa rentabilité et une hausse de son chiffre d’affaires. Delivery Hero -15,23% : plombé par des prévisions 2026 décevantes de sa filiale Talabat, dont dépend 70% de son EBITDA, le groupe allemand enchaîne les replis en Bourse et voit les analystes douter de sa capacité à créer rapidement de la valeur. St.Jame's Place -16,74% : le groupe britannique de conseil en gestion de patrimoine a été pris dans le grand mouvement de défiance vis-à-vis du secteur. Les investisseurs craignent que les outils d'IA ne viennent bouleverser considérablement le métier de conseil financier, en lésant les groupes historiques. Eramet -11,83% : semaine difficile pour le groupe minier, dont le directeur général a été poussé vers la sortie et dont la dette a été dégradée par Fitch Ratings à "B", une catégorie très faible qui illustre l'endettement élevé de l'entreprise. |
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| Matières premières |
| Energie : L’hésitation est palpable sur les marchés pétroliers. Pour s’en convaincre, il suffit d’ouvrir un graphique de cotations sur le Brent ou le WTI et de le régler en données hebdomadaires. Vous visualiserez alors de grandes mèches sur les derniers chandeliers, qui indiquent qu’il n’y a pas de sens directionnels clairs. Plus concrètement, le cours du Brent s’est une nouvelle fois aventuré au-dessus de la ligne des 70 USD le baril, mais a depuis reflué pour s’échanger autour de 67,6 USD. Il en est de même pour le WTI, qui se négocie proche de son plus bas niveau de la semaine à 62,90 USD après avoir atteint un pic à 65,80 USD. Ce repli s'explique par la combinaison de prévisions de demande moroses et d'une baisse des tensions entre les États-Unis et l'Iran. Le dernier rapport de l’Agence internationale de l’énergie a effectivement jeté un froid sur le marché. L'Agence souligne un déséquilibre croissant du marché avec une offre excédentaire alors que la croissance de la demande mondiale devrait ralentir cette année selon ses prévisions. En toile de fond, les craintes d'une escalade immédiate au Moyen-Orient se sont atténuées. Le président américain Donald Trump a confirmé sa volonté de poursuivre les négociations nucléaires avec l'Iran, refusant pour l'instant d'élargir les discussions au programme balistique comme le souhaitait Israël. Cette position éloigne à court terme le spectre d'un conflit direct ou d'un blocage du détroit d'Ormuz. Toutefois, les tensions restent présentes. Preuve en est, les Etats-Unis vont déployer un deuxième porte-avions au Moyen-Orient. Métaux : La volatilité reste importante sur le compartiment des métaux précieux. L’argent cède environ 2,50%, tandis que l’once d’or s’en sort mieux avec une performance hebdomadaire pratiquement nulle. La relique barbare profite des derniers chiffres de l’inflation, en dessous des attentes, pour se stabiliser autour de 5000 USD. Du côté des métaux industriels, la tonne de cuivre recule à Londres autour de 12875 USD (prix cash). Produits agricoles : Après le café, c’est au tour du cacao de plonger. La demande atone en cacao gonfle les stocks et pèse sur les prix, qui reculent d’environ 10% cette semaine. A Chicago, l’USDA a révisé à la baisse son estimation des stocks mondiaux de maïs et de blé. Les cours n’ont pas beaucoup évolué par rapport à la semaine dernière. Le boisseau de blé s’échange autour de 550 cents et le boisseau de maïs autour de 431 cents (contrat mars 2026). |
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| Macroéconomie |
Macro : la rotation sectorielle que nous évoquions la semaine dernière est toujours à l'œuvre sur le marché américain. Dans le doute, les investisseurs continuent de taper sur les potentielles victimes de l’IA, tout en ayant un peu de mal à déterminer les futurs gagnants. Sur le front macroéconomique, les chiffres du chômage n’ont pas apporté beaucoup plus d’éclaircissements : d’un côté les créations d’emplois sur l’ensemble de l’année 2025 ont été fortement révisées à la baisse laissant craindre un marché bien moins dynamique que prévu et de l’autre, les chiffres pour janvier sont ressortis nettement supérieurs aux attentes. Il aura fallu attendre ce vendredi et la publication de l’indice des prix à la consommation pour se rassurer un peu : l’inflation a baissé de 0,3 point à 2,4% en rythme annuel contre 2,5% attendu, ce qui devrait permettre à la Fed de baisser ses taux. Crypto : encore une semaine compliquée pour le bitcoin. En recul de 4,3% sur la semaine, autour de 67 000 USD, le BTC est bien parti pour clôturer à son plus bas niveau depuis octobre 2024. Il affiche désormais une baisse de 25% depuis le 1er janvier 2026. Les deux premiers mois de l’année se sont soldés dans le rouge, avec un mois de janvier à -10%, suivi d’un mois de février à -14,7% — une première dans l’histoire du bitcoin. Depuis octobre 2025, l’encours total des ETF Bitcoin spot a été divisé par deux, passant de plus de 164 Mrds USD à 82 Mrds USD cette semaine. Un signe clair que l’aversion au risque sur les marchés, dont les cryptomonnaies sont en première ligne, est bien palpable. Dans le sillage du bitcoin, les autres cryptomonnaies reculent également : l’ether (ETH) perd 5,6% autour de 1 950 USD, Solana (SOL) chute de 7,6% à 80 USD, tandis que XRP (XRP) cède 4% à 1,37 USD. La capitalisation boursière totale du marché crypto a elle aussi presque été divisée par deux depuis son pic d’octobre, passant de 4 270 Mrds USD à 2 280 Mrds USD aujourd’hui. |
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| Les articles de la semaine | ||||||
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*Les variations hebdomadaires des indices et des actions affichés sur le tableau de bord concernent la période du lundi à l'ouverture des marchés respectifs au vendredi à l'heure d'envoi de cette newsletter. Les variations hebdomadaires des matières premières, métaux précieux et devises affichés sur le tableau de bord concernent une période sur 7 jours glissants du vendredi au vendredi jusqu'à l'envoi de cette newsletter. Ces actifs continuent de coter les weekends. |































