🎯 Les 5 infos de la semaine
L’heure de trouver une sortie
Cette semaine, tout a basculé en quelques heures. Mardi, le monde allait basculer dans l'abîme, alors que Donald Trump annonçait qu'une "civilisation entière" allait disparaître. Mercredi, tout allait bien dans le meilleur des mondes. Le pétrole a plongé, les actions se sont envolées, et les taux ont chuté. Entre les deux, le président américain a joué sa carte préférée, celle des deux semaines. Il a en effet annoncé un cessez le feu de 15 jours, en contrepartie d’une réouverture du détroit d’Ormuz. Depuis, seuls quelques bateaux sont passés, mais le marché voit tout de même la lumière au bout du tunnel. Chacun des deux camps a de bonnes raisons de mettre fin aux hostilités, même si les postures publiques restent fermes. L’Iran et les Etats-Unis se retrouveront à Islamabad ce week-end pour des négociations de paix. La délégation américaine sera conduite par le vice-président Vance.
Le groupe vit bien
La séquence de la guerre en Iran a accru davantage les divisions entre les Etats-Unis et ses alliés de l’OTAN. Donald Trump a exprimé à plusieurs reprises sa frustration vis-à-vis du peu de soutien qu’il a reçu. Mercredi, le Wall Street Journal a rapporté que de hauts responsables de l'administration discutaient du transfert de troupes stationnées en Europe depuis des pays dont les dirigeants se sont montrés critiques envers la guerre en Iran vers des pays européens plus favorables. Lundi, Donald Trump avait conclu sa conférence de presse avec cette charge contre l’OTAN : "Tout a commencé, si vous voulez connaître la vérité, avec le Groenland. Nous voulons le Groenland. Ils ne veulent pas nous le donner. Alors j’ai dit : “Bye bye !” "
Le son d’un gros deal
Pershing Square, le fonds de Bill Ackman, a formulé une offre à 56 milliards d’euros pour mettre la main sur Universal Music Group (UMG). Plus précisément, il s’agit d’une opération de fusion avec son véhicule Pershing Square SPARC Holdings. La nouvelle entité serait alors cotée au New York Stock Exchange. Pour valider ce rachat, c’est la décision de Vincent Bolloré qui sera clé, compte tenu du poids du groupe Bolloré et de Vivendi au capital d’UMG.
Un peu de répit sur l’inflation
Bonne surprise sur l'inflation ce vendredi. Le CPI du mois de février est ressorti légèrement en dessous des attentes. Sur un an, l'indice des prix à la consommation progresse de 3.3%, contre 3.4% attendu. C’est malgré tout la plus forte progression depuis mai 2024. En version core, le CPI progresse de 2.6%, contre 2.7% attendu. Une statistique qui n’a guère fait réagir les marchés. Il est trop tôt pour mesurer pleinement l’impact de la guerre en Iran.
Couper l’herbe sous le pied
Nike a remporté le contrat pour fournir le ballon de la Ligue des Champions, détenue par Adidas depuis 25 ans. Selon le Financial Times, l’équipementier américain devrait débourser plus de 40 millions d'euros pour ces droits, soit environ le double du montant versé jusqu'ici par Adidas. Ce n’est pas la première fois que Nike coupe l’herbe sous le pied d’Adidas. Il y a deux ans, la Fédération allemande de football (DFB) a choisi Nike pour équiper les sélections nationales allemandes à partir de 2027. Le tout grâce à une offre estimée à plus de 100 millions d’euros.
Best of the rest
Malgré les inquiétudes, l'économie américaine semble solide et en capacité d'absorber les chocs. Il en faut plus pour faire dérailler cette économie.
L'IA, c'est comme le sparadrap du capitaine Haddock : on cherche à s'en débarrasser dans la revue de presse, mais on n'y arrive pas. Cette semaine, on lit (encore) sur Ormuz, mais aussi sur les IPO et le marché de l'énergie. On comprend aussi pourquoi les enfants n'ont plus de drones, pourquoi Elon Musk est Elon Musk et pourquoi l'émotion prend tant de place dans le monde.
Les interviews de la semaine
Lacroix a mené à bien un important recentrage stratégique depuis deux ans, ce qui a pesé sur l’activité en 2025. Toutefois, l'automobile pèsera moins à l'avenir au sein de la branche Electronics, tandis que la branche Environment, plus rentable et plus dynamique, pèse beaucoup plus que par le passé.
Numéro 2 mondial de son secteur derrière un numéro 1 issu de multiples rapprochements destructeurs de valeur, le champion français de la compression de flux vidéo s'impose auprès des leaders mondiaux du streaming, canal de diffusion de loin le plus dynamique.
Les actions de la semaine
- Bill Ackman très (trop?) confiant avec son offre de rachat d'Universal Music Group
- La famille Duval jette l'éponge chez Eramet, qui cherche son chevalier blanc
- Sujet sensible et correction boursière chez Ferrari
- Le rendement sur dividende du titre Western Union toujours solidement ancré dans un territoire à deux chiffres























