🎯 Les 4 infos de la semaine
Une montagne qui accouche d’une souris ?
Le faste et les mots chaleureux de la visite d’Etat de Donald Trump à Pékin ont eu bien du mal à masquer la rivalité entre les deux super puissances. La Chine, proche de l’Iran, ne semble pas disposée à faire pression sur le régime iranien. "Ce conflit, qui n'aurait jamais dû avoir lieu, n'a aucune raison de se poursuivre", a estimé le ministère des affaires étrangères chinois dans un communiqué. L’autre point de tension est le dossier taïwanais. Xi Jinping a émis un vif avertissement à l’égard de Donald Trump, tandis que le secrétaire d'État Rubio a assuré que "la politique américaine sur la question de Taïwan est inchangée à ce jour. "
Il n’y a donc pas eu beaucoup d’avancées sur les questions diplomatiques, mais cela était attendu. Ce sommet devait surtout donner lieu à des avancées sur les questions commerciales, alors que plusieurs grands patrons faisaient partie de la délégation américaine. Mais la seule vraie annonce de ce sommet est la commande de 200 avions Boeing par la Chine. Un résultat bien inférieur aux 500 appareils précédemment évoqués.
Les records appellent les records
Nous l’écrivons désormais toutes les semaines dans ces colonnes : rien n’arrête l’IA. Ni la géopolitique, ni les taux, ni l’inflation. Nous en sommes désormais à 7 semaines de hausses consécutives pour les indices américains. En Asie, la Corée du Sud et le Japon ont aussi marqué de nouveaux records. Alors que Samsung a récemment dépassé les 1 000 milliards de dollars de capitalisation boursière, SK Hynix s’en approche aussi. La Corée du Sud serait alors le seul pays - hors Etats-Unis - à avoir au moins deux entreprises dépassant ce seuil.
L’inflation pousse encore les taux
L’hypothèse d’une hausse de taux de la Fed semble grandir de jour en jour. Selon l’outil FedWatch du CME, il y a désormais une chance sur deux pour que la Fed relève ses taux au moins une fois d’ici à la fin de l’année. Les chiffres d’inflation de la semaine – un CPI et un PPI au-dessus des attentes - ont contribué à renforcer la pression sur la Fed. Le 10 ans américain a franchi cette semaine la barre des 4.5%. Le 2 ans, généralement considéré comme un proxy des anticipations de l’évolution des taux de la Fed, est lui à son plus haut niveau depuis juin dernier. A cette époque, les taux de la Fed étaient… 75 points de base plus élevés. A noter enfin que le mandat de président de la Fed de Jerome Powell se termine ce vendredi. Kevin Warsh, confirmé cette semaine par le Sénat, prend sa suite.
Starmer sur la sellette
Au Royaume-Uni, la pression ne cesse de se renforcer sur Keir Starmer après la défaite du Labor aux élections locales. Cette semaine, la démission du ministre de la Santé, Wes Streeting, rapproche encore un peu plus le Premier ministre de la sortie. Streeting est l’un des favoris pour succéder à Starmer. Au sein du Labour, un candidat doit déjà avoir le soutien de 20% des députés pour déclencher une primaire interne. Keir Starmer avait remporté une victoire historique pour son parti il y a moins de deux ans, avec 410 sièges sur 650 au Parlement. Mais il n’a pas réussi à apporter le changement promis, et son manque de leadership n’a rien arrangé. Avant les élections locales, il était en plus empêtré dans l’affaire Mandelson.
Best of the rest
En quelques semaines, les débats au sein de la Fed ont totalement changé de nature. Les colombes de la Fed ont passé des mois à plaider en faveur de baisses de taux. Elles doivent maintenant défendre le statu quo.
Les marchés modernes réagissent en millisecondes à des données que peu d'humains ont le temps de lire, encore moins de comprendre. Algorithmes, trading haute fréquence, ETF, flux systématiques : une part croissante des échanges est déclenchée par des règles, des signaux et des arbitrages automatiques. Cette vitesse a rendu les marchés plus liquides, parfois plus efficaces, mais aussi plus nerveux. Quelle place reste-t-il pour l'humain dans cette configuration ?
La revue de presse de Zonebourse
Ormuz reste l'épicentre du monde géopolitique et l'IA celui du monde économique. Pour s'évader un peu, on parle de conquête spatiale, de chat, de Suède, de foot, de manuscrits médiévaux et de Chuck Norris.



























