🎯 Les 5 infos de la semaine
La pièce en l’air pour les baisses de taux
Lors du dernier meeting de la Fed, Jerome Powell avait tenté de repousser les anticipations de baisses de taux des investisseurs pour décembre. Objectif désormais atteint, puisque seule une courte majorité attend une réduction de 25 points de base le mois prochain. L’absence de données depuis plusieurs semaines et les divisions au sein de la Fed renforcent un peu plus chaque jour le scénario d’un statu quo.
Un shutdown pour l’histoire
Après 43 jours, le shutdown le plus long de l’histoire a pris fin mercredi. Un petit groupe de sénateurs démocrates a finalement craqué, permettant au Congrès de voter une loi de financement temporaire. Pourtant, ils n’ont pas obtenu la prolongation des subventions de l’Affordable Care Act. Si les Républicains n’ont pas plié face aux démocrates, ils devront néanmoins montrer aux électeurs qu’ils peuvent rendre l’Amérique plus abordable.
Remettre un ticket dans la machine
Au Brésil, le président Lula a annoncé avoir signé un décret plafonnant à 3,6% les commissions prélevées aux commerçants sur les transactions par titre-restaurant, entraînant la chute d’Edenred et de Pluxee. Les deux entreprises avaient déjà été chahutées en avril, lorsque la presse brésilienne avait rapporté ce projet de réformes. Edenred affiche ainsi la pire performance du CAC 40 en 2025, avec une baisse de 40%.
Faire l’impasse sur les impôts
La ministre des finances britannique a annoncé renoncer à une hausse d’impôts sur le revenu. Pourtant, il faudra trouver des ressources pour boucler le budget 2026, qui sera présenté à la fin du mois. Le tout, alors que la croissance est assez faible. Cette semaine, le PIB du troisième trimestre est ressorti en dessous des attentes, à seulement +0.1%. Les marchés ont d’ailleurs sanctionné cette annonce : les Gilts sont remontés de plus d’une dizaine de points de base, tandis que la livre a reculé.
Les places européennes à la fête
Le CAC 40 à Paris, le FTSE à Londres, l’IBEX à Madrid, et le MIB à Milan : ces 4 indices européens ont tous inscrits de nouveaux records cette semaine. En face, Wall Street commence à marquer le pas, dans un contexte où les valorisations des valeurs technologiques interrogent. Depuis le 1er janvier, la performance du Stoxx 600 est proche de celle du S&P 500. Et si l’Europe battait Wall Street en 2025 ?
Best of the rest
Le Buy & Hold est souvent présenté comme un antidote aux coûts de transaction, au market timing et aux biais comportementaux. Sur un portefeuille large et diversifié, l'argument est robuste : se laisser porter par la prime de risque action à long terme a rémunéré la patience des investisseurs. Mais cette description agrégée masque deux réalités essentielles.
On dit que les Français ne manquent que rarement une occasion de critiquer les politiques locales. Pourtant, ils ne sont que des hommes et ses investisseurs souffrent d'un biais destructeur de performance, le biais domestique. Ce penchant pour l'investissement "du coin de la rue" s'étend même à l'échelle du continent, encouragé par les avantages fiscaux du PEA.
Les interviews de la semaine
Nous interviewons pour la première fois la société Omer-Decugis & Cie, spécialisée dans l'importation, le mûrissage et la distribution BtoB de fruits et légumes frais. Née en 1850 et transmise de père en fils depuis 6 générations, Omer-Decugis & Cie s'est cotée en Bourse en juin 2021, à 7.5EUR l'action. A l'époque, la société visait à horizon 2025 un chiffre d'affaires de 230MEUR (x2) pour une marge d'EBITDA supérieure à 5%. Des objectifs globalement tenus, sans pour autant occasionner une revalorisation du cours en quatre ans. Entretien.
Trois ans après avoir pris la barre du Groupe, l'ex-directeur financier Bruno Thivoyon, que nous avions interrogé à l'époque, revient sur l'exécution d'un plan stratégique 2020-2025 soumis aux aléas des cycles du nautisme. Et donne quelques indications sur la trajectoire des prochaines années.
La vidéo de la semaine
Les SPACs… Tu te souviens ? Ces coquilles vides de 2020-2021, remplies de promesses débiles et de PowerPoints fluorescents qui finissaient presque toutes en poussière ? On les croyait mortes. Enterrées. Dissoutes. ? Fin de l'histoire. Eh ben non.


















