Le renforcement de la participation du hedge fund TCI au capital de Deutsche Börse a dopé le titre de l'opérateur boursier de Francfort. Vendredi soir, Deutsche Börse a publié une notification de droits de vote de Chris Hohn, le dirigeant de TCI, indiquant que celui-ci avait porté sa participation directe de 0,96 à 1,35 % et pourrait détenir, via des instruments dérivés, un accès à 3,8 % supplémentaires du capital. L'action a progressé de 2,7 % lundi pour s'tablir à 251 euros. Selon une source proche du dossier, TCI ne s'inscrirait pas cette fois - contrairement à ce qui s'tait produit il y a une vingtaine d'années - dans une logique de confrontation : le fonds se considère comme un investisseur de long terme et n'envisage pas d'adopter une posture activiste. TCI s'est refusé à tout commentaire.

Deutsche Börse a déclaré : 'Nous saluons l'engagement de TCI et nous nous réjouissons de poursuivre notre dialogue constructif, comme nous le faisons avec l'ensemble de nos investisseurs.' L'entrée au capital du hedge fund britannique a toutefois ravivé les souvenirs des années 2004 et 2005 chez de nombreux opérateurs : à l'poque, TCI (The Children's Investment Fund) avait contraint la Bourse de Francfort à renoncer à son offre de rachat de plusieurs milliards d'euros sur le London Stock Exchange (LSE) pour redistribuer les fonds aux actionnaires. Le président du directoire Werner Seifert et le président du conseil de surveillance Rolf Breuer avaient alors dû démissionner. TCI était également entré au capital à hauteur de 5 % à cette période.

Dans une note de recherche, les analystes de Jefferies ont suggéré que l'investissement de TCI pourrait être lié au projet de rachat de la plateforme de fonds Allfunds par Deutsche Börse pour plusieurs milliards d'euros. L'examen prolongé de cette acquisition par les autorités de la concurrence ouvre 'potentiellement une fenêtre pour des interventions activistes', ont-ils écrit.

(Rapport de Alexander Hübner, Anousha Sakoui et Tom Sims, rédigé par Olaf Brenner. Pour toute question, veuillez contacter notre rédaction à berlin.newsroom@thomsonreuters.com (pour la politique et l'conomie) ou frankfurt.newsroom@thomsonreuters.com (pour les entreprises et les marchés).)