FRANCFORT (dpa-AFX) - Evonik et Lanxess sont particulièrement suivis ce mercredi suite à une analyse du secteur de la chimie publiée par la banque d'investissement Jefferies. Son analyste, Marcus Dunford-Castro, est passé à l'achat sur Evonik, provoquant une réaction positive du titre en avant-bourse. Parallèlement, il a abaissé sa recommandation sur Lanxess à 'Sous-performance' après le puissant rallye de reprise de mars. En conséquence, les actions Lanxess ont reflué sur la plateforme Tradegate jusqu'à leur moyenne mobile à 50 jours.
Selon l'expert, les prix des produits chimiques sont actuellement 'chauds', contrairement à la demande. Cette fermeté des prix est principalement alimentée par des problèmes d'approvisionnement liés au conflit au Proche-Orient. Toutefois, des signes de retournement de cette poussée inflationniste apparaissent déjà. Le rallye boursier de Lanxess a été nettement plus dynamique que celui de ses concurrents et bien plus prononcé que la révision à la hausse des prévisions de bénéfices.
A l'inverse de Lanxess, l'ajustement du cours d'Evonik semble plus cohérent avec la progression des estimations de résultats. Ici, les vents porteurs et la normalisation de la demande sont bien plus prévisibles. L'analyste a souligné la part importante du chiffre d'affaires réalisée sur des marchés finaux comparativement défensifs.
Concernant le distributeur de produits chimiques Brenntag, Dunford-Castro a relevé son opinion de négative à 'Conserver'. Les titres du groupe du Dax ont légèrement progressé dans un marché attendu en baisse.
Le secteur européen de la chimie a d'abord figuré parmi les principales victimes de la guerre au Proche-Orient. L'indice sectoriel Stoxx Europe 600 Chemicals avait atteint son plus bas niveau depuis l'automne 2022 le 23 mars, après une chute de plus de 11 % liée au conflit. Par la suite, des effets de prix positifs et une moindre pression concurrentielle en provenance d'Extrême-Orient ont permis une reprise fulgurante vers un nouveau sommet annuel. Ce rallye a toutefois commencé à s'essouffler dès le mois d'avril./ag/ajx/stk

















