Le solaire concentre l'essentiel de cette rupture, avec une production en hausse de 636 TWh, soit +30%, pour atteindre 2 778 TWh en 2025, couvrant à lui seul 75% de la demande supplémentaire. L'éolien a ajouté 205 TWh, ce qui signifie que les deux technologies ont absorbé presque toute la croissance mondiale de la consommation électrique.

Le rapport met aussi en évidence un basculement symbolique, avec les renouvelables qui produisent désormais davantage d'électricité que le charbon, à 33,8% du mix mondial contre 33,0%, pour la première fois depuis un siècle.

La prochaine bataille se joue toutefois sur les batteries et les réseaux, selon Ember. Le think tank estime que les coûts des batteries stationnaires ont chuté de 45% en 2025, tandis que les nouvelles capacités permettent déjà de déplacer une partie du solaire vers les heures du soir. Cette dynamique met en avant CATL, BYD, Tesla ou Fluence côté stockage, mais aussi Schneider Electric, Siemens Energy, ABB et Eaton côté électrification des réseaux.

Le rythme de modernisation des réseaux devient désormais l'un des principaux tests de la transition énergétique, car la croissance du solaire ne peut se traduire par un recul durable des centrales fossiles que si les infrastructures et les capacités de stockage suivent, selon l'organisation.