Les prix du sucre brut ont chuté mercredi à leur niveau le plus bas depuis cinq ans, sous l’effet de prévisions annonçant un surplus mondial pour la campagne 2025/26. Les contrats à terme ont terminé en baisse de 0,8%, à 14,11 cents la livre, après un creux à 14,05 cents. La hausse attendue de la production indienne, soutenue par une mousson favorable et un moindre recours à la canne pour l’éthanol, alimente les anticipations d’excédent. Selon Czarnikow, l’Inde produira 32,8 millions de tonnes de sucre en 2025/26, contre 26,1 millions l’année précédente, portant l’excédent mondial prévu à 8,7 millions de tonnes.
Le sucre blanc a également reculé, cédant 0,2% à 412,70 dollars la tonne. Sur le marché du cacao, les prix ont fléchi après une forte hausse en 2024, affectés par un ralentissement de la demande. Le groupe Barry Callebaut prévoit un recul de ses ventes de produits à base de cacao, sous la pression des prix toujours élevés. Les marchés restent attentifs aux conditions climatiques en Afrique de l’Ouest, où les pluies dans le sud du Ghana et l’ouest de la Côte d’Ivoire risquent de retarder les récoltes, alors que des zones plus sèches favorisent celles du Nigeria et du Cameroun.
À New York, le cacao a perdu 3,1% à 6 396 dollars la tonne et 3,2% à Londres, à 4 696 livres sterling. Le café a montré plus de stabilité : le robusta est resté inchangé à 4 686 dollars la tonne, tandis que l’arabica a progressé de 2,1% à 4,136 dollars la livre.



















