Tous ses segments opérationnels sont en croissance à deux chiffres, aussi bien dans l'informatique personnelle et la téléphonie (+17%), les serveurs (+32%) que les services (+19%). Le chiffre d'affaires consolidé augmente pour sa part de 20%, et le résultat net de 42%.
Ceci permet au groupe coté à Hong Kong de grosso modo doubler son chiffre d'affaires et quadrupler son bénéfice en dix ans. Le seul élément qui vient ternir ce très bon bilan est la très nette inflation des rémunérations en stock-options, qui l'oblige à racheter activement ses actions pour limiter la dilution.
Les ventes liées à l'intelligence artificielle représentent désormais 38% du chiffre d'affaires du premier fabricant d'ordinateurs personnels au monde, devant HP, Dell, Apple et Acer. Ce raz-de-marée lui offre un boulevard de croissance providentiel et lui permet de renouer avec ses sommets de valorisation.
Ceux-ci culminent désormais à un multiple de vingt fois le bénéfice, contre une moyenne à dix ans de dix fois le bénéfice et, on s'en souvient, un plancher de cinq fois le bénéfice touché - et même brièvement enfoncé - en 2023. On soulignera que la valorisation a toujours buté sur ce plafond. L’IA changera-t-il la donne ?
Lenovo affiche des marges deux fois moindres que celles d'HP, et une capacité à générer du free cash flow plus erratique. Sa performance de croissance est en revanche très supérieure à celle du groupe américain, qui stagne faute d'exposition au marché des serveurs - passé chez HP Entreprise depuis la séparation de Hewlett-Packard en deux entités distinctes.
Voir également à ce sujet HP complètement délaissé par les investisseurs malgré un bon parcours opérationnel, publié en mars dernier dans ces mêmes colonnes.



















