(Alliance News) - Le dossier relatif à Elettronica, désormais Elt Group, société spécialisée dans la défense électronique et les interceptions judiciaires, pourrait avoir des répercussions sur Leonardo, qui détient plus de 31% du capital de l'entreprise, selon les informations rapportées mercredi par La Verità.
L'attention se porte actuellement sur les relations entre Elt Group, sa filiale CY4Gate Spa et certains liens familiaux et professionnels susceptibles de susciter l'embarras en cas de renforcement du contrôle public sur la société.
Au coeur de l'affaire se trouve la famille Benigni. Enzo Benigni est l'actionnaire de référence d'Elt Group, tandis que sa fille Domitilla occupe le poste de présidente exécutive de CY4Gate.
Le quotidien souligne par ailleurs que l'epoux de Domitilla Benigni, Enrico Peruzzi, a travaillé chez Leonardo avant d'assumer des fonctions liées à la sécurité et aux opérations extraordinaires. Selon l'article, d'eventuels futurs processus d'intégration ou d'acquisition dans le secteur pourraient soulever de nouvelles interrogations sur la gestion des conflits d'intérêts potentiels.
La Verità rappelle que Leonardo n'est pas un actionnaire marginal d'Elt Group, en détenant 31%, aux côtés de la famille Benigni (35%) et du français Thales (33%). C'est pourquoi le débat ne porterait pas sur une entrée de Leonardo, déjà présent au tour de table, mais plutôt sur un possible renforcement de son rôle via des opérations sur le capital.
L'article évoque également le projet Helmon, annoncé en mars 2025 par CY4Gate et Elt Group dans le cadre du fonds Boost Innovation de CDP Venture Capital, avec des investissements initiaux de 3 millions d'euros pouvant atteindre 9,5 millions d'euros. Selon le journal, cette opération aurait consolidé davantage les liens entre la CDP et le groupe lié à la famille Benigni.
En 2025, Elt Group a fait état d'une valeur de production de 401,6 millions d'euros, contre 373,3 millions d'euros l'année précédente, pour un chiffre d'affaires de 304 millions d'euros et des prises de commandes s'elevant à 700,6 millions d'euros.
Selon le quotidien, cette affaire s'inscrit dans le débat plus large sur la souveraineté technologique nationale et le contrôle d'activités jugées stratégiques, allant de la défense électronique à la cybersécurité, jusqu'aux technologies utilisées pour les interceptions judiciaires.
Le titre Leonardo progresse de 0,1% à 52,07 euros par action, tandis que celui de CY4Gate gagne 0,6% à 8,82 euros par action.
Par Antonio Di Giorgio, reporter Alliance News
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