En collaboration avec la société Swiss Stablecoin AG, ces banques lancent un environnement numérique sécurisé en conditions réelles, une "sandbox" (bac à sable), afin d'explorer les moyens de connecter les applications blockchain au franc suisse, précise le communiqué d'UBS.
UBS, PostFinance, Sygnum, Raiffeisen, la ZKB et la BCV participent à cette initiative, qui reste ouverte à d'autres institutions bancaires.
Il n'existe actuellement aucun stablecoin régulé indexé sur le franc suisse bénéficiant d'une large adoption en Suisse, a souligné UBS. L'expérimentation se déroulera en 2026 et vise à renforcer l'écosystème de la monnaie numérique helvétique, a ajouté la banque.
LES BANQUES MONDIALES SE PENCHENT SUR LES STABLECOINS
Les stablecoins - une catégorie de crypto-actifs conçus pour maintenir une valeur constante et adossés à des devises traditionnelles - sont perçus par certains prêteurs comme des concurrents potentiels, ce qui les pousse à trouver des applications pour la technologie blockchain au sein de leurs propres activités.
Les banques du monde entier multiplient les expérimentations sur les stablecoins, et plusieurs d'entre elles se sont regroupées pour tester cette technologie, d'autant plus depuis que le président américain Donald Trump a signé l'an dernier une loi établissant des règles pour ces actifs.
Un groupe de dix banques européennes, dont ING, UniCredit et BNP Paribas, a créé l'an dernier une société pour lancer un stablecoin indexé sur l'euro au second semestre 2026, une initiative destinée à contrer la dominance américaine dans les paiements numériques.
Toujours l'an dernier, un autre groupement de dix banques, comprenant Bank of America, Deutsche Bank, Goldman Sachs et UBS, a déclaré explorer conjointement l'émission d'un stablecoin.
Le marché des stablecoins a connu une croissance fulgurante ces dernières années, mais il reste dominé par la société Tether, basée au Salvador, tandis que la demande pour les rares stablecoins émis par des banques est restée limitée jusqu'ici. (Reportage Ariane Luthi ; version française par un analyste financier)




















