Hong Kong (awp/afp) - Les Bourses asiatiques ont reculé mardi après que la trêve américano-iranienne a été fragilisée lundi par des accrochages entre les deux camps autour du détroit d'Ormuz et par la reprise de tirs de l'Iran vers les Emirats arabes unis.

Inquiétudes des marchés

La crainte de voir s'effondrer le cessez-le-feu en place depuis début avril entre Etats-Unis et Iran a pesé sur les places boursières ouvertes en Asie-Pacifique.

Vers 03H10 GMT, l'indice Hang Seng de la Bourse de Hong Kong perdait 0,98% à 25'840,78 points.

A Singapour, l'indice Straits Times était lui aussi en baisse (-0,31%), tout comme le Taiex à Taïwan (-0,25%).

A Sydney en Australie, l'ASX décrochait de 0,58%.

Les Bourses de Tokyo, Séoul, Shanghai et Shenzhen étaient fermées en raison d'un jour férié.

La Bourse de New York a terminé en baisse lundi avec une vague de ventes sur un marché qui avait atteint des sommets la semaine passée, avant de nouveaux résultats d'entreprises.

Le Dow Jones a perdu 1,13%, l'indice Nasdaq a reculé de 0,19% et l'indice élargi S&P 500 a cédé 0,41%.

"Reste à voir si l'opération Project Freedom ("Projet Liberté") sera effectivement mise en oeuvre, ou si elle s'avérera être la dernière d'une longue série d'initiatives et de menaces qui ne parviennent pas à s'imposer ou qui sont par la suite abandonnées", a déclaré Tony Sycamore, analyste pour la plateforme de trading IG.

"Si elle se concrétise, la question de savoir si l'Iran autorisera le passage en toute sécurité ou choisira plutôt de tirer sur les navires escortés reste également en suspens", a-t-il ajouté.

Pour Darrell Cronk, du Wells Fargo Investment Institute, les marchés de l'énergie et l'activité industrielle mettraient probablement un certain temps à revenir à la normale, même si la crise était maîtrisée.

Pétrole en recul

Les deux principaux contrats pétroliers ont reculé mardi, après une hausse des cours la veille.

Vers 03H10 GMT, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en juin, référence du marché américain, lâchait 2,15% à 104,13 dollars.

A la même heure, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet, référence du marché mondial, perdait 1,26% à 113 dollars.

Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés par plusieurs attaques iraniennes lundi, les premières ciblant des installations civiles dans un pays du Golfe depuis plus d'un mois.

Elles viennent mettre à mal le fragile cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril entre les Etats-Unis et l'Iran.

Les deux belligérants continuent d'ailleurs de s'écharper sur la question de la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Le site pétrolier de Fujaïrah, l'une des seules voies d'exportation des hydrocarbures du Golfe encore viables, a été touché, selon les autorités émiraties, provoquant un incendie.

Le dollar en hausse

Sur le marché des changes, le billet vert, tiré par les accrochages au Moyen-Orient qui augmentent la tension des investisseurs et font grimper les prix du pétrole, continuait de s'afficher en hausse face à la devise japonaise.

La devise profite aussi d'être la monnaie utilisée dans une grande partie des transactions d'or noir. Toute hausse des prix du pétrole est donc de nature à accroître les besoins en dollars.

Vers 03H10 GMT, le dollar s'échangeait pour 157,24 yens, contre 157,08 la veille.

afp/jh