Paris (awp/afp) - Les Bourses européennes sont attendues en légère hausse à l'ouverture vendredi, sur fond de regain d'optimisme autour d'un possible apaisement des tensions au Moyen-Orient, alors que des pourparlers entre les délégations iranienne et américaine se préparent au Pakistan.

Le contrat à terme de l'indice vedette de la Bourse de Paris, le CAC 40, qui reflète les échanges avant la séance, prenait 0,29% une quarantaine de minutes avant l'ouverture des marchés européens (à 07H00 GMT, 09H00 heure de Paris).

Celui du Dax de Francfort gagnait 0,61% et la Bourse de Milan 0,24%. Le contrat à terme de l'indice FTSE 100 à Londres montait de 0,14%.

"Les indices européens devraient ouvrir en hausse ce (vendredi) matin dans le sillage de la clôture de Wall Street (jeudi) et de l'espoir qui entoure les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran qui débutent" vendredi, a indiqué John Plassard, analyste de Cité Gestion Private Bank.

Le Pakistan se prépare en effet vendredi à accueillir les délégations iranienne et américaine pour des pourparlers, même si la participation des Iraniens est encore incertaine après les frappes israéliennes qui ont fait plus de 300 morts au Liban mercredi et mis la trêve en péril.

Après un appel à la retenue de Donald Trump, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé jeudi qu'il avait ordonné à son cabinet d'engager des "négociations directes" avec le Liban.

"Dans ce contexte, les marchés commencent à intégrer l'hypothèse d'un accord à court terme, même si la prudence reste de mise tant que les flux pétroliers et la situation géopolitique ne sont pas pleinement stabilisés", a souligné M. Plassard.

Le détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale contrôlée par Téhéran qui l'avait bloquée ces dernières semaines, reste au coeur des préoccupations.

Donald Trump a mis en garde l'Iran jeudi contre tout péage pour les navires souhaitant traverser le détroit.

Un pétrolier non-iranien, le premier depuis le cessez-le-feu, a franchi jeudi le détroit d'Ormuz, dont la réouverture était une condition du cessez-le-feu. Mais le trafic est encore loin d'un retour à la normale.

afp/ib